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15 000 danseurs au 15e Bal en blanc

Natasha et Robin, au lendemain du 15e Bal... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Natasha et Robin, au lendemain du 15e Bal en blanc, qui s'est déroulé au Palais des Congrès de Montréal de dimanche soir à lundi midi. Au total, 15 000 danseurs vêtus de blanc - la plupart très légèrement -  se sont déhanchés au son de la musique électronique des DJ qui se sont succédés sans interruption toute la nuit.

Photo: Alain Roberge, La Presse

Plus de 15 000 visiteurs et 12 arrestations: le résultat n'est pas parfait, mais suffisant pour réjouir les organisateurs du 15e Bal en blanc qui avait lieu en fin de semaine à Montréal. Du coup, les danseurs peuvent déjà se préparer pour l'an prochain: le Bal sera de retour en 2010.

Marie-Loup Dupuis a quitté péniblement le Palais des congrès de Montréal, hier matin. Ses jambes n'ont pas aimé qu'elle passe 15 heures à danser au rythme de la musique électronique des DJ qui se sont succédé sans interruption toute la nuit. Ses pieds délicats ont détesté les escarpins blancs qu'elle avait achetés pour l'occasion. «Je ne sais pas trop comment je vais m'en remettre pour être en forme au travail, disait-elle, lourdement appuyée sur une copine aux traits tirés. Mais je ne regrette rien.» «Ça valait vraiment, vraiment la peine», a-t-elle insisté. Même à 150$ du billet et en période de crise économique. «Ça permet d'oublier les mauvaises nouvelles. On coupera ailleurs.»

 

Même enthousiasme pour Mylène Bédard qui était venue non seulement avec la bénédiction de sa mère... mais à sa demande expresse. «Quand je suis venue l'an dernier, j'ai tellement aimé ça que je me suis dit qu'il fallait absolument que je revienne avec mes filles. L'aînée a eu 18 ans cette année, alors, elle, je l'ai invitée. L'an prochain, sa soeur sera majeure: c'est déjà décidé, on reviendra à trois», explique cette enseignante d'une école primaire.

Les premiers danseurs ont commencé à se déhancher à partir de 21h30, dimanche. Vers 9h, hier, le dernier étage du Palais des congrès était encore méconnaissable, bondé de danseurs - très légèrement - vêtus de blanc qui n'avaient rien en commun avec les hommes d'affaires en complet-cravate qu'on y retrouve d'ordinaire pendant la semaine. Les femmes pouvaient se fondre dans la masse à condition d'avoir la jupe la plus courte ou le décolleté le plus plongeant possible. Le pantalon immaculé et le tee-shirt moulant étaient de rigueur pour les hommes.

«L'ambiance est beaucoup plus amicale que dans un bar, expliquait en matinée Paul Dubé, le torse ruisselant de sueur. On peut danser sans jamais avoir peur d'accrocher quelqu'un. Pour une fois dans l'année, on peut vraiment lâcher notre fou!»

«C'était beaucoup mieux organisé que les autres années, on a moins attendu pour entrer à l'intérieur et il y avait des divans pour se relaxer un peu», a remarqué Daniel Chapain.

Douze personnes - 10 hommes et deux femmes - ont été arrêtées par les policiers pour des infractions liées à la possession ou au trafic de drogues. Mais cela n'a pas entaché la bonne humeur des organisateurs, hier. « Douze arrestations sur 15 000 personnes qui sont fouillées méticuleusement, on ne peut pas parler d'un gros problème», a noté hier Paul Gilbert, porte-parole du Bal en blanc.

En 2008, 13 personnes avaient été arrêtées pour des raisons du même ordre. « C'est une constante depuis quelques années, mais il n'y a pas d'incident déplorable majeur», a aussi relativisé Anie Lemieux, porte-parole du Service de police de Montréal.

De là à affirmer que les danseurs ont gardé la forme toute la nuit en ne buvant que des boissons énergisantes, il y a toutefois un pas que refuse de franchir Jean-François Fallu, président du Groupe de recherche et d'intervention psychosociale (GRIP). «La moitié des gens consomment des drogues illicites dans ce genre d'événement», affirme-t-il. Des danseurs avaleraient en bloc plusieurs comprimés avant de passer le contrôle de sécurité. D'autres seraient particulièrement imaginatifs pour les dissimuler sur eux. «Les fouilles systématiques des visiteurs n'ont pas vraiment d'effet et vaut mieux privilégier la sensibilisation», dit-il. Un peu plus de 150 personnes ont fait appel au service d'information du GRIP offerts sur les lieux du Bal en blanc.

Le premier Bal, en 1995, a attiré 800 personnes. Pour le prochain, en 2010, les organisateurs espèrent répéter l'exploit de cette année avec 15 000 visiteurs. «On pourrait même en attirer davantage si on avait un local plus grand», croit Paul Gilbert. Des journalistes de Séoul et de la Californie ont assisté à l'événement cette année.

 




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