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Procès de Franco Pellegrino: un enjeu important

Quelle est la juste peine que la juge Isabelle Rheault, de la Cour du Québec, devrait infliger au jeune mafieux Franco Pellegrino, coresponsable d'un projet d'importation de 1300 kg de cocaïne pour le compte de la mafia montréalaise? La Couronne réclame 14 ans, tandis que la défense suggère neuf ans.

L'écart est grand entre les parties, mais l'enjeu est plus important encore, puisque la décision pourrait influer sur le sort qui attend les complices de Pellegrino, advenant qu'ils soient coupables eux aussi. En toute logique, la sentence devrait également servir de baromètre dans les diverses autres causes de stupéfiants instruites en marge l'opération Colisée, en novembre 2006.

 

Dissensions

Originaire de Vaughan, en banlieue de Toronto, Pellegrino, 39 ans, s'est reconnu coupable il y a quelques semaines à des accusations de complot et de gangstérisme. Fort de l'aval des hauts dirigeants du clan Rizzuto, Pellegrino et trois associés, dont deux sont toujours activement recherchés, ont importé 300 kg de cocaïne du Venezuela. Envoyée par bateau, la cargaison a transité par le New Jersey avant d'aboutir dans un entrepôt de Boucherville, en novembre 2005. La drogue était cachée dans des barils d'huile. Elle a été confisquée par les policiers américains. La saisie a causé des dissensions entre les trafiquants, d'autant que l'itinéraire emprunté n'était pas nécessairement celui que Pellegrino avait choisi au départ.

Lors de son témoignage hier, un enquêteur de la GRC a souligné que le groupe avait, six mois plus tôt, utilisé le même stratagème pour faire entrer sans embûche un chargement de 105 kg de cocaïne. «On a trouvé un connaissement de la douane et intercepté des courriels et des conversations téléphoniques», a déclaré le gendarme Robert Ouimet. Selon l'avocat principal de la poursuite, ces informations démontrent que la «cellule» mafieuse à laquelle appartient Pellegrino est impliquée à fond dans la contrebande de drogue.

Défense

Même s'il reconnaît qu'il n'y a pas de preuve directe impliquant Pellegrino dans ce dossier, sinon qu'il était au courant de cette importation réussie, Me Yvan Poulin estime nécessaire, et techniquement légal, d'en informer la juge pour qu'elle en tienne compte dans son appréciation de la sentence. Pour sa part, l'avocate de la défense juge cette façon de procéder totalement inadmissible.

«Ce n'est pas parce que mon client parle à des membres du groupe ou qu'il se présente au club social Consenza (lieu de rassemblement du clan sicilien à Montréal) qu'il fait partie de l'organisation, et qu'il mérite une sentence plus sévère», a répliqué Me Cristina Nedelcu.

 




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