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Les parents des victimes laissés à eux-mêmes, déplore Pierre-Hugues Boisvenu

Pierre-Hugues Boisvenu... (Archives La Tribune, Charles-Antoine Auger)

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Pierre-Hugues Boisvenu

Archives La Tribune, Charles-Antoine Auger

Depuis le meurtre de sa fille Audrey-Ève, en mars 2004, Ginette Charron a l'impression de survivre plutôt que de vivre. Comme si ce n'était pas assez, elle a dû quêter pour assister à la fin du procès de Johanes Winton, celui qui lui a enlevé son unique enfant, et se faire traduire les conversations par les enquêteurs après l'audience, car elle ne parle pas anglais.

C'est le genre de situation qui dépasse Pierre-Hugues Boisvenu, fondateur de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues. «Mercredi, à la conclusion du procès de Johanes Winton, on a pu constater toute la différence entre la reconnaissance des droits des victimes et celle des criminels. Le meurtrier a eu droit à un procès dans sa langue (en anglais), et un service de traduction était là en permanence pour qu'il comprenne les témoignages en français, quand il y en avait. Les proches des victimes, unilingues francophones, n'ont eu droit à aucune traduction», se désole-t-il.

 

Par ailleurs, c'est son association qui a payé les déplacements de Mme Charron, à Montréal. Résidante d'East Angus, et éprouvant des ennuis de santé ainsi que des difficultés financières depuis la perte tragique de sa fille, elle n'aurait pas pu venir sans cette aide.

Enfin, M. Boisvenu s'insurge contre la mollesse du système qui a permis à Winton d'obtenir sa libération conditionnelle, en 2002, alors qu'il purgeait une peine de prison à vie pour un meurtre et une tentative de meurtre commis en 1985. Deux ans après sa libération, en 2004, et de manière tout aussi crapuleuse, il assassinait froidement Patrick Merlin, 25 ans, et Audrey-Ève Charron, 23 ans. Le mobile: éliminer la dette de drogue d'un ami pour ensuite se partager le profit, soit environ 80 000$. Selon Éric Marino, meilleur ami de Merlin, ce dernier était sur le point d'abandonner la vente de drogue pour mener une vie plus rangée. Excellent en mathématiques, il avait songé à devenir professeur, et caressait l'idée d'ouvrir un commerce de plongée sous-marine dans le Sud. En ce qui concerne Mme Charron, elle a été tuée simplement parce qu'elle se trouvait là.

Lisez notre dossier complet sur les procès de Johanes Winton sur cyberpresse.ca/winton

 




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