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Un an de prison pour une préposée qui a volé les bijoux de personnes âgées

Une préposée aux bénéficiaires a été condamnée à... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Une préposée aux bénéficiaires a été condamnée à un an d'emprisonnement assorti d'une probation de trois ans, la semaine dernière au palais de justice de Québec, pour introduction par effraction, vol et recel.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Une préposée aux bénéficiaires n'a eu aucun scrupule à voler les bijoux de deux personnes âgées «sans défense» dans une résidence de la région de Québec en 2015. Lise Lapointe a même attendu l'évacuation en ambulance d'une femme souffrant de graves problèmes cognitifs pour lui subtiliser ses trésors. Elle a «abusé de la détresse» des victimes, tranche le juge.

La femme de 58 ans aux nombreux antécédents criminels a écopé d'une peine d'un an d'emprisonnement, assortie d'une probation de trois ans, la semaine dernière au palais de justice de Québec. Elle avait été reconnue coupable le printemps dernier d'introduction par effraction, de vol et de recel.

Sa première victime, âgée de 82 ans, réside au premier étage de la résidence privée. Lise Lapointe entend sur son talkie-walkie de service que l'octogénaire n'est plus dans sa chambre. L'employée en profite pour y entrer par effraction en utilisant sa clé de travail. Elle fait alors main basse sur les bijoux et même sur les alliances de l'octogénaire. Des joyaux jamais retrouvés. Son vol est toutefois filmé par des caméras de surveillance.

Même modus operandi pour sa deuxième victime. Dès le départ de la victime en ambulance, la préposée aux bénéficiaires lui dérobe ses bijoux de famille. Ceux-ci seront retrouvés le lendemain chez un prêteur sur gages. Une photo de Lise Lapointe prise au moment de la transaction prouve son crime.

Le juge Mario Tremblay a retenu plusieurs facteurs aggravants dans sa décision, dont la position de confiance que détenait Lise Lapointe auprès de ces personnes «très vulnérables».

«Elle a sciemment transgressé les règles existantes dans ce domaine précisément pour abuser de la détresse des victimes», affirme le juge. 

«Dans le cas de la première victime, elle n'a pas refermé la porte à clé en quittant, vraisemblablement afin que l'on croie à un oubli de la part de la victime», soulève aussi le juge.

Interdiction de travailler en CHSLD

C'est grâce aux dispositifs de sécurité de l'établissement et à la vigilance des victimes et de leur famille que Lise Lapointe s'est fait coincer. Mais un tel crime aurait «facilement» pu rester impuni, rappelle le juge.

«Les victimes en perte cognitive sont sans défense. Certaines personnes, constatant la perte de bijoux, peuvent penser que le résidant a été victime d'un autre résidant et d'autres peuvent conclure que les objets manquants ont été jetés par mégarde ou égarés», explique-t-il.

Malgré ses crimes, Lise Lapointe aimerait continuer de travailler comme préposée aux bénéficiaires. C'est hors de question, rétorque le juge. «Les personnes qui oeuvrent auprès des personnes les plus démunies bénéficient de la reconnaissance de la société parce que cette tâche est difficile et très exigeante. Ces personnes dévouées méritent qu'on ne doute pas de leur honnêteté et s'il faut pour cela écarter et isoler les personnes indignes d'occuper ce poste, le tribunal est prêt à le faire», conclut-il.

Ainsi, il lui sera interdit de travailler dans un CHSLD ou dans une résidence privée pour personnes âgées ou vulnérables pendant sa probation.




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