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Enlèvement d'Amanda Lindhout: un Somalien écope de 15 ans de pénitencier

Ali Omar Ader avait exprimé des remords à... (Photo Patrick Doyle, archives La Presse canadienne)

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Ali Omar Ader avait exprimé des remords à l'audience du mois de mars, disant qu'il était humain, et donc imparfait.

Photo Patrick Doyle, archives La Presse canadienne

Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Un Somalien reconnu coupable de l'enlèvement de la journaliste canadienne Amanda Lindhout a été condamné lundi à 15 ans de pénitencier f.

Le juge Robert Smith, de la Cour supérieure de l'Ontario à Ottawa, avait conclu en décembre qu'Ali Omar Ader, un Somalien de 40 ans, était «participant volontaire» dans la prise d'otages en 2008. Mme Lindhout était alors journaliste indépendante en reportage près de Mogadiscio.

Le juge Smith n'a pas cru une bonne partie du témoignage d'Ali Omar Ader, notamment qu'il aurait été forcé de servir de négociateur et d'interprète pour un gang qui menaçait de lui faire du mal, à lui et à sa famille.

Amanda Lindhout, qui a grandi à Red Deer, en Alberta, et le photoreporter australien Nigel Brennan avaient été capturés par des hommes armés; ils auront finalement été retenus en captivité pendant 15 mois.

La Gendarmerie royale du Canada avait réussi à faire venir Ali Omar Ader au Canada sous le prétexte d'un lucratif contrat d'édition de livre. Face aux agents d'infiltration, il avait alors reconnu avoir reçu 10 000 $ pour son rôle dans l'enlèvement. Il avait été arrêté à Ottawa en juin 2015.

Lors d'une audience de détermination de la peine, en mars, la défense avait réclamé une peine de pénitencier de 10 à 12 ans, et la Couronne de 15 à 18 ans; le juge Smith a tranché lundi pour 15 ans de pénitencier. L'inculpé bénéficie toutefois d'un crédit de six ans pour le temps déjà passé en détention depuis son arrestation en 2015.

Dans une déclaration à l'audience de détermination de la peine, Mme Lindhout avait indiqué que depuis cette séquestration dans des conditions sordides, elle souffrait du syndrome de stress post-traumatique grave, de dépression, d'une incapacité de soutenir des amitiés, d'insomnie, de cauchemars et de problèmes digestifs. «Des années après ma libération, je ne pouvais toujours pas croire que j'étais maintenant libre», a-t-elle témoigné.

Le photoreporter Brennan avait également lu une déclaration de la victime, affirmant que lui aussi souffrait de stress post-traumatique, d'attaques de panique et de cauchemars. «Je vivrai pour le reste de ma vie» avec le souvenir des hurlements d'Amanda Lindhout, torturée dans une pièce voisine, avait-il dit.

Ali Omar Ader avait exprimé des remords à l'audience du mois de mars, disant qu'il était humain, et donc imparfait. «Je suis désolé, je m'excuse et je vous demande pardon», a-t-il dit, en réclamant sa libération pour pouvoir partir prendre soin de sa famille en Somalie.




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