La cause du vice-amiral Mark Norman est reportée au 10 juillet

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Mark Norman

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

Une poignée de supporteurs s'étaient déplacés au palais de justice d'Ottawa, mercredi matin, pour soutenir le vice-amiral Mark Norman et dénoncer les procédures judiciaires entamées contre lui-même si l'officier n'était pas présent à l'audience.

M. Norman a été suspendu de son poste de commandant de la Marine royale canadienne en janvier 2017, pendant l'enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur des allégations d'abus de confiance. Il a été formellement accusé quatorze mois plus tard, en mars dernier.

La Couronne soutient que l'officier, deuxième dans la hiérarchie militaire canadienne, a transmis des informations confidentielles du cabinet au chantier naval Davie, de Lévis, concernant un contrat d'approvisionnement. Le vice-amiral clame son innocence, et les allégations n'ont pas encore été examinées par le tribunal.

L'audience de mercredi faisait suite à une rencontre à huis clos entre les parties, mardi. Une autre rencontre à huis clos a été fixée au 27 juin, a appris le tribunal mercredi matin, et les deux parties doivent revenir en cour le 10 juillet.

M. Norman n'était pas présent mercredi; il était représenté à l'audience par l'avocat Owen Rees, d'Ottawa. Ce qui n'a pas empêché quelques supporteurs de venir au palais de justice pour lui apporter leur soutien moral.

Comme le capitaine à la retraite Ian Paterson, qui a connu M. Norman dans les Forces armées.

« C'est un homme très bien, un officier brillant », a-t-il estimé. « Un gars droit qui est prêt à tout faire pour ses hommes. C'est l'un des rares officiers qui, depuis une dizaine d'années, s'est tenu debout et a décrété: »Voilà ce qu'on devrait faire.« Résultat? On l'éteint. »

M. Norman a reçu des appuis considérables d'un peu partout au pays; un millier de Canadiens ont versé 125 000 $ à une campagne de sociofinancement pour l'aider à couvrir ses frais judiciaires. Plusieurs de ces donateurs sont d'anciens officiers, mais certains politiciens ont aussi contribué, comme le chef conservateur de l'Alberta, Jason Kenney.

Plusieurs de ses partisans croient que M. Norman est la victime collatérale d'une guerre entre les différents chantiers navals du pays pour l'obtention des lucratifs contrats d'approvisionnement de la Marine canadienne. D'autres pensent que le gouvernement libéral de Justin Trudeau veut en faire un exemple, afin de préserver le secret des délibérations au conseil des ministres.

La GRC croit que le vice-amiral a dévoilé aux dirigeants du chantier maritime Davie des informations confidentielles du cabinet, en novembre 2015, afin de sauver un contrat naval approuvé par le gouvernement conservateur, mais réévalué par le gouvernement libéral qui venait d'être élu.

Davie avait été choisi par le gouvernement de Stephen Harper pour convertir un porte-conteneurs civil, l'Astérix, en navire de ravitaillement temporaire, qui serait loué pendant cinq ans, avec une option supplémentaire de cinq ans, jusqu'à ce que de nouveaux ravitailleurs soient construits à Vancouver.

Après avoir hésité, le gouvernement libéral a finalement décidé d'aller de l'avant avec le contrat, et l'Astérix a été livré par la Davie à la Marine canadienne en décembre dernier.




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