Plus d'un an après leur arrestation, El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane, ces deux élèves du collège de Maisonneuve accusés d'une série d'infractions terroristes, sont de retour devant les tribunaux.

Gabrielle Duchaine LA PRESSE

Le couple de Montréalais incarcéré depuis son arrestation en avril 2015 aura à compter d'aujourd'hui son enquête préliminaire, ultime étape avant le procès.

Les deux amoureux, lui, 19 ans, et elle, 20 ans, sont accusés d'avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l'étranger, de possession d'une substance explosive dans un but criminel, d'avoir facilité un acte terroriste et d'avoir commis un acte au profit ou sous la direction d'un groupe terroriste. Ils ont plaidé non coupable.

Comme ils avaient 18 ans au moment des faits, ils sont jugés comme des adultes. S'ils sont reconnus coupables, ils risquent la prison à vie.

Le détail des infractions qui leur sont reprochées est frappé d'un interdit de publication, comme c'est souvent le cas à cette étape du processus. Ils ont été arrêtés le 14 avril 2015 par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), « par mesure préventive ».

L'an dernier, au terme de l'enquête sur leur mise en liberté qui avait duré plusieurs jours, et cours de laquelle une dizaine de témoins, dont plusieurs membres des familles, avaient été entendus, le juge Robert Sansfaçon avait décidé de les garder derrière les barreaux jusqu'à la fin du processus judiciaire.

La procureure de la Couronne fédérale spécialiste de l'antiterrorisme, Me Lyne Décarie, avait annoncé dès le premier jour qu'elle s'opposait à la libération des accusés, car ils risquent, selon elle, de s'enfuir et qu'ils représentent un danger pour le public. Elle croyait aussi que leur mise en liberté minerait la confiance du public envers le système de justice. La défense avait plaidé pour leur mise en liberté sous certaines conditions.