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Comment le roi du pot a New York a conclu un pacte avec le diable

Jimmy Cournoyer est accusé d'être la tête dirigeante...

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Jimmy Cournoyer est accusé d'être la tête dirigeante d'un réseau qui aurait exporté pour près de 1 milliard de dollars de cannabis.

Une dette importante et le risque de voir son organisation disparaître ont incité celui que l'on surnomme le «roi du pot» à New York, Jimmy Cournoyer, à conclure des ententes avec les Hells Angels et le clan Rizzuto, indiquent des documents déposés jeudi par la justice américaine dans la cause du jeune Lavallois.

Selon ces documents, les affaires de l'organisation de Cournoyer à New York allaient rondement lorsque l'un de ses clients a refusé de payer une importation de 1,2 million de marijuana au début des années 2000. Les Hells Angels, qui avaient transporté la drogue, ont alors exigé un important dédommagement à Cournoyer, qui s'est ainsi retrouvé avec une faramineuse dette. Peu après, Cournoyer a été arrêté et condamné à quelques années de prison pour des affaires de trafic de stupéfiants et de négligence criminelle ayant causé la mort (collision en voiture) et c'est son bras droit, Patrick Caisse, également accusé dans ce procès, qui a pris la direction de l'organisation aux États-Unis. Mais Caisse n'était pas Cournoyer et les affaires se sont rapidement mises à décliner.

Rencontres souterraines clandestines

Mais Cournoyer ne s'est pas laissé abattre même si son organisation était moribonde. Libéré en février 2007, obligé de passer les six premiers mois en maison de transition et surveillé durant ses heures de travail légitime, Cournoyer a contourné ses conditions en organisant des rendez-vous clandestins avec les membres de son organisation dans des stations du métro de Montréal durant les trajets entre son lieu de travail et sa maison de transition.

«Durant ces brèves rencontres, Cournoyer donnait ses instructions et écoutait les rapports de ses subalternes sur les ventes de stupéfiants. Il a également pu ainsi introduire des BlackBerry dans sa maison de transition pour envoyer des messages cryptés», écrivent les procureurs du département américain de la Justice.

Par la suite, Cournoyer a trouvé un travail qui lui permettait de se déplacer librement à Montréal durant la journée, avant de retourner à sa maison de transition le soir. «C'est à cette époque, durant ses déplacements de jour, que Cournoyer a commencé à rencontrer des criminels puissants du monde interlope pour financer ses opérations et remettre ses affaires criminelles sur les rails», indiquent les documents selon lesquels le jeune homme s'est alors assis directement avec des Hells Angels, pour discuter de sa dette, et des lieutenants du clan Rizzuto, pour s'assurer de leur partenariat.

Pour régler sa dette avec les Hells Angels, Cournoyer a ensuite fait enlever à Montréal la conjointe de l'individu qui lui avait volé pour 1,2 million de marijuana. Avec cette carte dans son jeu, une entente a été conclue et la dette, épongée.

«Grâce à un support financier et à ses alliances criminelles à Montréal, Cournoyer est redevenu un joueur important du trafic de stupéfiants», lit-on dans les documents.

L'organisation de Cournoyer est soupçonnée d'avoir exporté pour près d'un milliard de dollars de stupéfiants à New York, entre 1998 et 2012.




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