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Adèle Sorella n'était aucunement énervée par son accident

Adèle Sorella... (Photo David Boily, La Presse)

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Adèle Sorella

Photo David Boily, La Presse

Assise sur le siège du passager avant de sa voiture, Adèle Sorella ne semblait aucunement énervée par l'accident qu'elle venait de subir, sur le chemin du Bas Saint-François, un peu avant trois heures, la nuit du 1er avril 2009. Sa voiture avait pourtant percuté un poteau d'Hydro Québec, qui avait éclaté sous l'impact.

C'est ce que Mathieu Dubreuil, pompier à la Ville de Laval, a raconté ce matin, au procès d'Adèle Sorella, accusée des meurtres de ses deux filles. «Habituellement, les gens sont sous le choc. Elle, elle était dans la lune. Elle semblait préoccupée par autre chose. Je lui ai demandé ce qui était arrivé. Elle m'a dit je ne te le dirai pas, de toute façon tu ne comprendrais pas», a expliqué M. Dubreuil, qui était le premier répondant à se rendre sur les lieux, avec ses collègues sapeurs. Il avait reçu l'appel du 9-1-1 un peu avant trois heures, pour un «accident de la route avec désincarcération.»

La voiture d'Adèle Sorella après une collision avec... (Photo fournie par la Cour) - image 2.0

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La voiture d'Adèle Sorella après une collision avec un poteau, la nuit suivant la mort de ses filles.

Photo fournie par la Cour

À son arrivée sur les lieux,  il a vu le véhicule dans le fossé, à environ 150 pieds du poteau d'Hydro Québec qui était coupé en deux. Il n'y avait personne du côté conducteur, où le coussin gonflable s'était déployé. La seule personne dans la voiture était assise du côté passager. Elle était consciente, mais ne bougeait pas et ne parlait pas. 

M. Dubreuil lui a posé des questions, auxquelles la femme répondait de façon brève, par des «non.» Elle n'était pas blessée, et admettait être seule.

M. Dubreuil dit lui avoir demandé ce qui était arrivé, et pourquoi elle était sur la route à trois heures du matin, dans un endroit désert. La femme lui a répondu: «je ne te le dirai pas, tu ne comprendrais pas. J'ai été sur la route toute la journée.»

M. Dubreuil se souvenait que plusieurs heures auparavant, en roulant vers la caserne pour commencer son quart de travail, à 19 heures, il avait croisé trois véhicules d'urgence qui s'en allaient à Val des Brises pour un incident. Il a appris par la suite que deux enfants étaient morts, et qu'une femme était recherchée. Il a pensé que la femme qu'il avait devant lui était peut-être cette personne. «Elle ne me regardait jamais, elle avait le regard fuyant. » 

Il dit lui avoir demandé ses papiers pour connaître son identité, mais la femme a refusé. Elle est retournée s'asseoir dans la voiture. Elle avait une démarche normale, d'après M. Dubreuil. La défense admet que cette femme était Mme Sorella.

L'interrogatoire de M. Dubreuil se poursuivra cet après-midi. Rappelons que les filles de Mme Sorella, Amanda, 9 ans, et Sabrina, 8 ans, ont été trouvées mortes dans la maison familiale de Laval, vers 16 h 30, l'après-midi du 31 mars 2009. Mme Sorella était introuvable. Elle a été retrouvée 10 heures plus tard, en raison de cette collision.




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