Sylvain Gingras, suspect dans l'affaire de vandalisme d'une mosquée, a comparu jeudi à Montréal pour être accusé de voie de fait et menaces dans une affaire de violence intrafamiliale.

Christiane Desjardins LA PRESSE

Une accusation de «méfait associé au culte religieux», devrait aussi être déposée contre l'homme de 50 ans, selon ce qu'on a pu comprendre, lors de la comparution. Mais cette accusation n'a pas été portée jeudi. M. Gingras est soupçonné d'avoir brisé une vitre et lancé des oeufs sur une mosquée de Pointe-Saint-Charles la semaine dernière. La police avait diffusé une vidéo montrant un suspect lancer quelque chose sur la mosquée Khadijah, située dans le sud-ouest de Montréal.

«Une chance que je n'ai pas fait chauffer les oeufs. Ç'aurait été bien pire. C'est juste des oeufs», a-t-il dit lors de sa comparution, qui s'est effectuée par vidéoconférence, depuis la prison de Bordeaux où il est détenu. D'une manière un peu confuse, M. Gingras a dit qu'il n'avait pas de logement, et que ses parents voudraient qu'il s'en trouve un. Il a été accusé de voie de fait causant des lésions et menaces à l'endroit d'André Gingras, et de menaces envers Lise Casaubon.

La Couronne s'est opposée à la remise en liberté de M. Gingras, et il reviendra devant le tribunal vendredi, pour subir son enquête sous cautionnement. Il devrait voir quelqu'un de l'urgence psychosociale entre-temps.  La juge Geneviève Gratton s'est questionnée sur son aptitude à comparaître. M. Gingras a des antécédents judiciaires.