(Reykjavik) Envie de lâcher les rênes pour de bon ? À grands coups de sabot, des chevaux islandais peuvent se charger gratuitement de composer vos réponses automatiques d’absence par courriel, dans un service que vient de lancer l’office du tourisme islandais.

Publié le 27 mai
Agence France-Presse

Dans une fantasque vidéo promotionnelle, l’agence islandaise dévoile son secret : un clavier géant sur lequel des chevaux — de la célèbre race islandaise — piétinent allègrement les touches dans les plus beaux paysages de l’île.

Le résultat est assez éloigné de l’étiquette professionnelle attendue avec des messages absurdes comme « JJJJJJJJJJ » ou « 8io : l :  ; l : oiiþ : : ».  

Mais 8000 personnes ont déjà souscrit à ce service, baptisé « Outhorse your courriel », déformation chevaline du verbe anglais « outsource » (sous-traitez votre courriel).

« L’Islande a lancé son service “OutHorse Your Courriel” pour aider les voyageurs à se déconnecter et à profiter de tout ce que le pays a à offrir, sans interruption », explique à l’AFP Sigríður Dögg Guðmundsdóttir, à la tête de Visit Iceland.  

Les petits chevaux islandais — parfois confondus avec des poneys — sont un des emblèmes du pays.

Dans la vidéo qui compte plus de 130 000 vues depuis sa mise en ligne, une touriste incarnée par une comédienne s’agace de recevoir des dizaines de courriels alors qu’elle est en vacances dans des endroits sublimes, du glacier Solheimajökull, en plongée dans la faille de Silfra ou en plein égoportrait lors de l’éruption d’un geyser.

L’agence touristique, qui s’est basée sur un de ses propres sondages, révèle que 55 % des personnes interrogées consultent leurs courriels au moins une fois par jour pendant leurs vacances, est coutumière des vidéos faisant le tour du monde.

En juillet 2020, en pleine pandémie de COVID-19, elle incitait ses visiteurs à hurler sur une plateforme en ligne avant de diffuser le son dans sept lieux déserts du pays.  

À l’automne dernier, elle avait parodié le métavers tant vanté par le dirigeant de Facebook Mark Zuckerberg en lui opposant un « Icelandverse » idyllique.