Un éleveur de la Sarthe, en France, condamné en première instance à retirer ses ânes d'une prairie en raison de troubles auditifs et olfactifs causés à ses voisins, s'est présenté mardi avec cinq équidés, lui-même coiffé d'un bonnet d'âne, devant la cour d'appel d'Angers.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Jacky Davézé, spécialiste reconnu du monde asin et auteur de plusieurs ouvrages de référence, est poursuivi par un couple d'un village voisin dont la maison jouxte l'abreuvoir du pré de 4,5 hectares où s'ébat une partie des ânes qu'il élève. «Un peu plus de trois ânes à l'hectare, ça paraît quand même supportable. Où va-t-il les mettre maintenant? On ne va quand même pas l'empêcher de gagner sa vie?», s'est interrogé son avocat, Me Jean-Pierre Goubin, son avocat.

«Nous ne sommes pas sur un débat entre citadins et ruraux. Les ânes recherchent la compagnie et, en l'occurrence, il ne s'agit que de mâles. Je vous laisse imaginer ce que ça donne quand quatorze d'entre eux sont en rut au pied de la chambre de mes clients», a plaidé l'avocate du couple de plaignants, Me Sylvie Lacroix, défendant l'idée d'un «trouble qui dépasse le supportable».

La décision a été mise en délibéré au 12 mai. Mais la chambre commerciale de la cour d'appel d'Angers, en charge du dossier, a encouragé les deux parties à trouver un terrain d'entente auprès d'un médiateur d'ici au 1er avril.