Les 5000 policiers de Montréal seront équipés de caméras corporelles au début de l’année 2022, a promis la mairesse Valérie Plante, mercredi.

Publié le 7 juill. 2021
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

« Notre volonté, c’est d’aller de l’avant le plus rapidement possible pour leur déploiement », a-t-elle dit, en conférence de presse dans un parc du secteur Snowdon, dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Après la tenue d’un projet pilote pour tester ces systèmes, la Ville se penche maintenant sur la technologie à adopter, et sur la question du stockage des données et des enjeux de vie privée, a ajouté Mme Plante.

L’implantation de ces outils coûtera « quelques dizaines de millions de dollars », a avancé la mairesse, qui négocie avec Québec et Ottawa pour le financement du projet. Un tel projet ne peut être « improvisé sur un coin de table », a-t-elle fait valoir.

Candidat dans le secteur Snowdon

Les caméras corporelles pour les policiers sont réclamées par de nombreux acteurs de la société, dans un contexte où beaucoup dénoncent de possibles discriminations dans les interpellations policières.

Valérie Plante a abordé la question des caméras portatives alors qu’elle présentait le candidat de Projet Montréal dans le secteur Snowdon, en vue des élections municipales du 7 novembre : Victor Armony, professeur de l’UQAM qui étudie les enjeux migratoires, les relations interethniques et les inégalités socioéconomiques.

M. Armony a pris part à plusieurs mandats, dans les villes de Montréal, Repentigny et Laval, concernant le profilage racial et la violence commise et subie par les jeunes.

« Il jouera un rôle de premier plan dans le dossier de la sécurité publique dans le deuxième mandat d’une administration Projet Montréal », a annoncé Mme Plante.

Flambée de violence

Alors que de nombreux incidents violents, dont plusieurs impliquant des armes à feu, inquiètent les communautés du nord-est de Montréal depuis quelques mois, la mairesse a souligné qu’il n’y avait pas de solution simple pour endiguer la violence.

En plus des interventions policières, il faut aussi apporter du soutien aux organismes communautaires et investir pour améliorer la qualité de vie et réduire la pauvreté, a-t-elle évoqué.

En point de presse mercredi, le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre a aussi abordé à nouveau la question des caméras corporelles pour les policiers, en affirmant qu’il donnerait un contrat pour leur implantation dès le lendemain de son élection à la tête de la Ville.

« Moi, je n’attendrai pas après Québec, ou après ce qui va se passer avec la Sûreté du Québec. On a déjà mis en place le projet pilote, on sait ce que ça fait », a-t-il dit.