Le quartier Griffintown et la Cité du multimédia seront desservis par une station du Réseau express métropolitain (REM) qui portera le nom de Griffintown–Bernard-Landry. Une autre station pourrait s’ajouter dans une phase subséquente.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Pour la mairesse Valérie Plante, la station Griffintown–Bernard-Landry permettra de créer un « trait d’union » entre l’histoire irlandaise de ce secteur montréalais et la Cité du multimédia qui est « devenue le symbole de la vision économique de notre ancien premier ministre », dont « on mesure encore l’impact aujourd’hui ». « Nommer cette station en son honneur permet de reconnaître l’importante contribution de M. Landry au développement de la Ville de Montréal », a affirmé la mairesse Plante, qui a remercié CDPQ Infra (filiale de la Caisse de dépôt et placement) d’avoir accueilli cette proposition.

La nouvelle station sera intégrée au bâtiment du pont ferroviaire construit dans la première partie du XXsiècle, et donnera accès à la gare Centrale à proximité. Située entre les rues Ottawa et William, elle fera face au futur parc Mary-Griffin. Les voyageurs auront accès à l’arrondissement de Ville-Marie, d’un côté, et à l’arrondissement du Sud-Ouest, de l’autre.

Au nom de CDPQ Infra, Harout Chitilian a expliqué que cette station accompagnera le développement immobilier du quartier et permettra la « revalorisation du patrimoine de ce secteur ». Le chantier s’amorce pour la station dont la mise en service est prévue d’ici 2023 ; le premier segment du REM entre Brossard et Montréal doit être en fonction à la fin de l’année prochaine.

Les coûts de construction de la nouvelle station sont inclus dans le projet global du REM, qui s’élève à 6,5 milliards. « Cela n’exclut pas la possibilité de l’ajout d’une autre station du REM dans une phase subséquente », a précisé M. Chitilian.

De son côté, la ministre déléguée aux Transports et responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, a souligné que ce « projet emblématique » viendra consolider un quartier en pleine expansion qui, jusqu’à maintenant, n’était pas bien desservi par un réseau de transport structurant. « Le REM va sans contredit changer la donne en matière de transport collectif et de mobilité à Montréal », a dit la ministre.

Présente à la conférence de presse, la conjointe de Bernard Landry, Chantal Renaud, a souligné que la dénomination de cette station, « c’est l’accomplissement d’un rêve », celui « d’une société montréalaise tricotée serré autour de sa culture, son économie, son savoir et son absolu besoin de vivre ensemble ».