Les organisateurs du marathon de Montréal assurent que le délai d’une heure survenu hier matin avant le départ de la course n’a aucun lien avec le triste décès d’un coureur, qui a été victime d’un arrêt cardiaque à deux kilomètres de l’arrivée.

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

Muets sur les événements depuis hier, les organisateurs ont émis cet après-midi un communiqué dans lequel ils se disent « profondément attristés » par le décès du jeune coureur.

Patrick Neely, un jeune homme de 24 ans de Montréal qui souffrait de troubles cardiaques, est décédé alors qu’il courait le 21 km de la compétition.

Les organisateurs affirment qu’un bon samaritain a rapidement porté secours au coureur.

« Tandis que le bon samaritain fournissait la RCR, un appel a été passé aux services d’urgence 911, qui, en liaison avec le centre de commande de course de l’événement, ont alors envoyé une ambulance », est-il écrit.

Selon les estimations des organisateurs, le personnel médical serait arrivé sur les lieux dans les huit minutes suivant l’appel.

Une information confirmée par le porte-parole d’Urgences Santé, Stéphane Smith : « Nous avons reçu l’appel à 9 h 56 et on est arrivé à 10 h 03 », dit-il.

Aucun lien avec le délai

Selon les organisateurs, « tous les rapports reliant le départ différé de la course à cet incident sont inexacts ». Rappelons que pour des raisons de manque d’effectifs, le départ du marathon a été retardé d’une heure hier matin.

« Le recrutement de personnel, la planification et la préparation liées au soutien médical pour l’événement sont en cours depuis près d’un an et toutes les ressources étaient en place de manière appropriée le jour de la course, dont plus de 50 défibrillateurs et plus de 80 professionnels de la santé sur le parcours, ainsi que 8 ambulances dédiées à l’événement », est-il écrit dans le communiqué.

Le jeune coureur est décédé ce matin au CHUM. Le bureau du coroner a confirmé le décès du coureur et annoncé qu’une enquête serait menée à ce sujet.