Après un hiver particulièrement rude et les inondations du printemps, la Ville de Montréal se prépare maintenant à intervenir en cas de chaleur extrême.

thomas dufour
La Presse

« Nous sommes de plus en plus vulnérables aux changements climatiques et nous devons agir », a affirmé la mairesse Valérie Plante en conférence de presse.  

Les mesures prises par la Ville en cas de canicule seront les suivantes : la prolongation des heures d’ouverture des piscines et des endroits climatisés, du porte-à-porte chez les citoyens, une campagne de sensibilisation à l’importance de s’hydrater et la distribution de bouteilles d’eau pour les personnes itinérantes.  

Les employés de la Ville porteront une attention particulière aux aînés, aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale ou de maladies chroniques, aux nourrissons, aux personnes en perte d’autonomie et aux travailleurs extérieurs.  

La mairesse souligne aussi l’importance de lutter contre les îlots de chaleur. La Ville s’est engagée à augmenter la surface couverte par la végétation de 20 à 25 % d’ici 2025. Le budget pour le développement de forêts urbaines est passé de 12 à 16 millions.  

La Ville a aussi peaufiné ses méthodes d’analyse afin de mieux identifier les zones les plus à risques en cas de canicule.  

L’an dernier, la vague de chaleur de début juillet avait causé la mort de 66 personnes à Montréal. L’isolement, les problèmes de santé mentale et physique ainsi que le faible revenu étaient les principaux facteurs de risque soulevés par la Direction régionale de santé publique (DRSP) dans un rapport publié en mai dernier.