L’Office de consultation publique de Montréal lance une consultation sur le racisme et la discrimination systémiques dans les compétences de la Ville de Montréal comme l’ont réclamé les milliers de signataires d’une pétition en vertu du droit d’initiative, l’été dernier.  

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Les travaux débuteront par une séance d’information générale le 15 mai. Par la suite, trois séances d’information thématiques sont prévues les 21, 28 et 29 mai. L’automne prochain, les citoyens pourront donner leur point de vue en ligne, puis quatre séances se tiendront dans différents quartiers de la Ville. Ce n’est qu’à compter du 4 novembre prochain que l’Office tiendra des audiences publiques.

Le document de référence produit par la Ville de Montréal explique que la discrimination systémique peut se révéler à travers notamment les « modèles organisationnels », les « pratiques institutionnelles qui ont des effets préjudiciables, voulus ou non, sur des groupes protégés par la Charte québécoise des droits et libertés ». La sous-représentation de certaines minorités visibles dans certains secteurs d’emplois est un exemple présenté par la Ville.

« Cette consultation résulte de la volonté de quelque 20 000 personnes qui, en signant la pétition, ont choisi de faire confiance à l’intelligence collective pour trouver des moyens de favoriser l’inclusion et la justice sociale à Montréal », a déclaré par voie de communiqué la présidente de l’Office de consultation publique, Dominique Ollivier.

Le 27 juillet dernier, une pétition a été déposée au service du greffe de la Ville réclamant une telle démarche de consultation. Les signataires ont invoqué le « droit d’initiative » prévu dans la Charte de la Ville de Montréal. Un mois plus tard, le comité exécutif mandatait l’Office pour réaliser cette consultation.