Les villes défusionnées demandent à Montréal de mettre sur pause le projet de construction d'un centre de compostage à Saint-Laurent, demande aussitôt rejetée par l'administration Plante.

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN LA PRESSE

Interpelés par la facture du projet nettement plus élevée que prévu, les maires des villes liées à l'agglomération ont dénoncé le manque d'informations fournies par la métropole. Le maire de Montréal-Ouest, Beny Masella, a indiqué que les villes défusionnées appuient l'idée de donner une deuxième vie aux matières organiques, mais que la facture croissante du projet les incite à demander une révision de la stratégie pour y arriver.

Le contrat de 175 millions que les élus doivent voter jeudi pour la construction du centre de compostage de St-Laurent est de 51 % au-dessus de la plus récente estimation de la Ville et près du double de ce qui avait été évalué au départ.

L'administration Plante a indiqué qu'elle n'entendait pas mettre le projet sur la glace. Une séance d'information sur la construction du centre aura lieu jeudi matin pour les villes liées, mais pas question de retarder son aménagement, a indiqué l'élu Jean-François Parenteau. Ce dernier souligne que le projet est inscrit au programme des investissements déposé en même temps que le dernier budget.

Montréal veut se doter de cinq centres pour traiter ses matières organiques. Le centre de compostage annoncé est la première installation qui verra le jour dans ce projet à l'étude depuis 10 ans.

Les matières organiques présentement collectées sont envoyées à l'extérieur de l'île, ce qui représente « Les camions font l'équivalent de quatre fois le tour de la Terre », a illustré M. Parenteau.