L’imbroglio autour du parc à chiens de Rosemont est réglé : il n’a jamais été question de le fermer et, contrairement à ce que Rosemont-La Petite Patrie croyait, le terrain n’appartient pas à un propriétaire privé, mais à la Ville de Montréal.

Suzanne Colpron Suzanne Colpron
La Presse

Le maire de l'arrondissement, François Croteau, en a fait la découverte en effectuant des recherches pour élucider cette affaire qui a poussé des citoyens à lancer une pétition en ligne pour s’opposer à la fermeture de cet espace canin.

Fréquenté depuis plus de 10 ans par des propriétaires de chiens, le terrain en question est situé près du chantier du centre de transport Bellechasse de la STM, du viaduc Van Horne et d’une piste cyclable. Il se trouve au bout de la rue Saint-Dominique et au sud de la rue Bellechasse, enclavé de toutes parts.

Le maire de Rosemont-La Petite Patrie a appris qu’un citoyen, sans doute un propriétaire de chien, avait porté plainte pour dénoncer un homme qui promenait une vingtaine de chiens dans ce parc. « C’est illégal, a-t-il assuré. Cet homme n’était pas le seul ; d’autres promeneurs avaient des dizaines de chiens. »

Un inspecteur s’est rendu sur place pour constater la situation. Il a fait savoir aux citoyens que la loi interdisait d’avoir plus de trois chiens sur un terrain privé. Une pétition a aussitôt été mise en ligne pour s’opposer à la fermeture éventuelle de cet espace.

« Il y a eu un problème d’interprétation », affirme M. Croteau, qui a fait une autre découverte : ce terrain appartenait, en réalité, à la Ville. « En faisant des recherches, on s’est aperçu que ce qu’on croyait être un terrain privé nous appartenait », dit-il.

Résultat : la situation sera régularisée par l’arrondissement à la première occasion. Le terrain sera zoné parc pour qu’il puisse devenir officiellement ce qu’on appelle dans le jargon municipal « une aire de jeu canin ».