« 3, 2, 1, allez ! » : des dizaines de Montréalais ont sauté du quai Jacques-Carter dans le Vieux-Port ce matin à 7 h 45 pour revendiquer un meilleur accès à l’eau dans le cadre de la 15e édition du Grand Splash.

thomas dufour
La Presse

« On a décidé de se réapproprier le fleuve », explique Julie Sabourin, organisatrice de l’évènement.  

Le Grand Splash a commandé des tests afin de vérifier si l’eau est baignable. « Elle est même excellente », dit Mme Sabourin. L’eau contenait cinq fois moins de polluants que la limite permise pour pouvoir se baigner.  

Plusieurs élus municipaux et politiciens étaient présents. « Je suis là depuis le tout début [il y a 16 ans], affirme Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et députée de Pointe-aux-Trembles. Le fleuve me tient à cœur. »  

Des élus de Projet Montréal étaient sur place. « On veut redonner l’accès aux berges, on travaille là-dessus », dit Suzie Miron, élue municipale pour Projet Montréal.

En 2018, la mairesse Valérie Plante avait participé à l’évènement en compagnie de 140 autres personnes. Cette année, plusieurs membre de l’exécutif de la Ville étaient présents. Sylvain Ouellet, conseiller dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Émilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville et Robert Beaudry, élu dans Ville-Marie, ont participé à l’évènement.

Les gens sont de plus en plus motivés à sauter dans le fleuve, selon Pierre Lussier, organisateur des 14 premières éditions. « Au début, les gens pensaient qu’ils allaient mettre le doigt dans l’eau et tomber malades », raconte avec humour le montréalais.  

Des baigneurs satisfaits

« On est sur une île, c’est absurde qu’on n’ait pas accès aux berges », dit Marie-France Sotille, une baigneuse.  

« On mise beaucoup sur les jeux d’eau à Montréal. C’est bien, mais on voudrait aussi pouvoir se baigner dans le fleuve », explique Catherine Nesterenko, une Montréalaise venue se baigner.

« On habite à sept minutes de vélo du Vieux-Port, ce serait bien d’avoir un accès à l’eau », affirme Isabelle Côté.