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Des gardes du corps armés pour Coderre

Le SPVM a confirmé que la protection du... (Photo Olivier Jean, archives La Presse)

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Le SPVM a confirmé que la protection du maire est maintenant sous la responsabilité du corps de police.

Photo Olivier Jean, archives La Presse

Vincent Larouche, Marie-Michèle Sioui
La Presse

Dans la foulée de la manifestation d'employés municipaux mécontents qui avaient envahi l'hôtel de ville de Montréal le 18 août dernier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) fournit maintenant des gardes du corps armés au maire Denis Coderre.

Le maire avait déjà un chauffeur personnel depuis son élection, comme son prédécesseur Gérald Tremblay. Mais la situation a changé en raison d'«événements récents», a confirmé hier soir le SPVM.

Des policiers - parfois en civil, parfois en uniforme, mais toujours armés - ont commencé à suivre le maire dans ses nombreux déplacements.

Une nouveauté à Montréal

Au SPVM, le département des communications confirme que la protection du maire incombe maintenant au corps de police, ce qui est une nouveauté à Montréal. «La décision vient de nous. Ce n'est pas le maire qui décide du nombre de policiers qui l'entourent», explique le porte-parole Ian Lafrenière.

Chaque jour, des cadres du SPVM font une évaluation de la menace potentielle et déterminent les effectifs nécessaires. «Combien de personnes on envoie, comment [on s'occupe de la sécurité du maire], on garde ça entre nous», indique le commandant Lafrenière, sans fournir d'autres détails.

Manifestation du 18 août

Montréal avait déjà considérablement resserré la sécurité à l'hôtel de ville depuis la manifestation du 18 août, pendant laquelle une centaine de syndiqués avaient bruyamment occupé l'édifice pour protester contre le projet de réforme des régimes de retraite du gouvernement Couillard. Le maire s'était alors enfermé dans son bureau, dont la porte était assiégée par des fonctionnaires municipaux mécontents.

M. Coderre avait prévenu qu'il y aurait des conséquences à ce qu'il avait décrit comme un «saccage». «On va travailler pour assurer une plus grande sécurité des citoyens, c'est la maison des citoyens», avait-il déclaré. Malgré cela, le SPVM affirme que la protection policière offerte au maire n'a pas commencé le lendemain de la manifestation. «Ce sont des événements récents» qui ont motivé la décision du corps de police, assure Ian Lafrenière.




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