La rencontre entre la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, et les leaders étudiants a duré à peine un peu plus d'une heure. La ministre n'a présenté aucune offre mais «elle a écouté ce qu'on avait à dire», a affirmé le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

Tommy Chouinard LA PRESSE

Michelle Courchesne n'a pas fait de commentaires à la suite des discussions. Elle doit faire rapport au conseil des ministres mercredi.

Léo Bureau-Blouin a reconnu que la rencontre a été «assez brève». «On a fait valoir des positions consensuelles des association étudiantes, entre autres l'idée d'un moratoire (sur la hausse des droits de scolarité) qui a été émise de nouveau. Mme Courchesne a confirmé que tout ça allait être ramené au conseil des ministres (mercredi). On espère que le conseil des ministres fera preuve d'ouverture, d'ouverture d'esprit», a-t-il ajouté à la sortie de la réunion.

Il «espère être reconvoqué à la suite du conseil des ministres pour poursuivre les discussions et enfin régler la crise». «Mme Courchesne nous a garanti que les canaux de communication resteraient ouverts», a-t-il ajouté.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a été aussi évasive. «On a représenté des positions qui faisaient consensus au niveau des quatre associations. Le moratoire a été remis sur la table. On laisse Mme Courchesne faire rapport au conseil des ministres. On va rester à Québec pour suivre le tout», a-t-elle affirmé.

Les porte-paroles de la CLASSE se sont dits quant à eux plutôt satisfaits de la rencontre - ils n'étaient pas autour de la table, ce sont des membres de leur comité de négociations qui participaient à la réunion.

«La CLASSE sort de cette rencontre relativement satisfaite. Les discussions ont été somme toute cordiales» a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois. Certes, «il n'y a pas eu d'offre» comme la CLASSE le voulait. Mais «Mme Courchesne était très à l'écoute. Elle nous a posé des questions pour clarifier nos positions. Des canaux de communications ont été rouverts, on a défait certains flous», a-t-il ajouté.

«Cette rencontre nous a rassurés sur plusieurs points, a dit de son côté Jeanne Reynolds. La ministre nous a révélé que le scénario d'annulation de la session n'est pas envisageable, tout come cette rumeur d'échec automatique. Pour nous, c'est très rassurant. Elle a dit que les injonctions ne sont pas la solution pour régler le conflit à l'heure actuelle. On est très contents de cela.»

Y a-t-il alors une sortie de crise à l'horizon?

«Pour le moment, c'est difficile à dire, a répondu Gabriel Nadeau-Dubois. On va vraiment avoir une réponse claire après le conseil des ministres» mercredi.