Le métier, les médias, la salle de rédaction de La Presse et vous

François Cardinal François Cardinal
Éditeur adjoint de La Presse

Quand on pense à La Presse, on pense à ses reporters qui ont chaque jour leur nom dans le journal, à ses chroniqueurs qui ont le don de vous faire réagir, à ses photographes qui réussissent à résumer une nouvelle en une image saisissante, etc.

Mais réalisez-vous à quel point vous, lecteurs, êtes impliqués dans le journal ? Réalisez-vous à quel point vous êtes partout, sur toutes nos plateformes, tous les jours ?

Et je ne dis pas ça pour être flagorneur. Repensez à vos éditions des derniers mois, celles qui ont été publiées depuis le début de la pandémie, par exemple.

Voyez ces milliers de questions pertinentes sur la COVID-19 que vous nous avez transmises lors de la première vague afin qu’une armée de journalistes déniche des réponses claires. Ou ces nombreuses questions que vous avez envoyées aux correspondants parlementaires à Québec avant les points de presse de François Legault.

Pensez à tous ces reportages et enquêtes rédigés à partir de courriels de médecins et d’infirmières qui témoignaient de ce qu’ils vivaient au front. Ou aux photos de l’aménagement hivernal de vos cours rassemblées samedi par Catherine Handfield à la suite d’un appel à tous.

Lisez tous les textes sentis rédigés par nos chroniqueurs à partir de vos histoires, récits, réflexions et suggestions. Le grand poème collectif du jour de l’An colligé par Chantal Guy à partir de vos messages, par exemple. La « chronique réconfortante » de Mario Girard qui vous avait demandé comment vous passiez à travers le confinement. Le témoignage de ces infirmières qui ont l’impression de courir un ultramarathon au quotidien rapporté par Rima Elkouri. Ou encore, les témoignages des soignants qui finissent leur quart de travail publiés ce dimanche par Patrick Lagacé, qui évalue qu’au moins 95 % de ses angles et sujets proviennent de vos courriels, à vous !

De là émane cette relation que vous entretenez avec « votre » Presse, la proximité que vous ressentez avec « vos » journalistes, les courriels et lettres que vous trouvez important de transmettre chaque jour aux artisans du journal.

De là émane, autrement dit, ce dialogue entre vous et nous, qui s’est révélé avec encore plus de force depuis le début de la crise sanitaire.

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En tant qu’éditeur adjoint, je suis maintenant le patron de la salle de rédaction et de ses 200 journalistes et artisans.

Mais je suis aussi celui qui fait le lien avec les lecteurs. Le responsable du dialogue avec la communauté des lecteurs, en fait, une tâche aussi importante à mes yeux que celle de diriger la salle de rédaction.

Déjà, cette interaction m’était chère ces dernières années, à titre d’éditorialiste en chef et de responsable des pages Débats. Je pense l’avoir répété sur toutes les tribunes, mais je le précise une dernière fois, car c’est significatif : une de mes grandes fiertés en quatre ans à ce poste, c’est d’avoir fait passer le nombre de lettres reçues des lecteurs de 70 000 à 140 000 par année !

Un chiffre saisissant qui montre l’importance que vous accordez à La Presse dans un contexte où se multiplient les tribunes personnelles comme Facebook et Twitter.

Un chiffre, bref, qui montre que les géants du web peuvent bien avoir leurs puissants algorithmes, nous avons votre confiance !

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Le fameux « dialogue avec les lecteurs » n’est donc pas une vue de l’esprit ou une formule tirée d’un manuel de marketing. C’est un état de fait.

Et c’est, surtout, ma priorité comme éditeur adjoint : entretenir cette relation de confiance et de proximité avec vous, qui composez la communauté La Presse.

Cette rubrique que vous lisez en est un bon exemple. C’est un rendez-vous régulier que j’inaugure pour vous parler du métier, des médias, de la salle de rédaction de La Presse et de ses artisans.

Mais je veux faire plus que vous écrire régulièrement. Je veux développer des moyens de lire encore plus de messages de votre part. Je veux vous donner plus d’espace dans le journal. Je veux accroître votre engagement, votre implication, votre présence dans notre travail au quotidien, de concert avec les artisans de La Presse.

Je crois sincèrement qu’un journal bien implanté dans sa communauté est un journal qui sert sa communauté. Au plaisir, donc, de vous écouter et d’échanger !

Pour écrire à François Cardinal : francois.cardinal@lapresse.ca