Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Montréal mercredi soir en soutien à Annick Charette et aux victimes d’agressions sexuelles.

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

Une minute de silence a été observée pour la plaignante dans le dossier du magnat de l’humour déchu Gilbert Rozon, qui a été acquitté mardi de viol et d’attentat à la pudeur pour un évènement remontant à 1980. Annick Charette était présente sur place pour encourager les victimes à continuer de dénoncer les agressions sexuelles.

Une chandelle à la main, les manifestantes ont témoigné du besoin urgent de changements dans la judiciarisation des dossiers d’agressions sexuelles, notamment dans les cas de versions contradictoires, comme ce fut le cas dans le procès de M. Rozon.

Un meilleur accompagnement des victimes dans le processus judiciaire et la création d’un tribunal spécialisé en matière d’agressions sexuelles ont été réclamés.

Ces mesures ont d’ailleurs été soulignées dans le rapport d’un comité d’experts déposé mardi formulant 190 recommandations afin de redonner confiance aux victimes d’agressions sexuelles dans le système de justice.