Il faudra sortir parapluie et imperméables d’ici mercredi dans certaines régions du Québec, où la tempête Isaias provoquera rafales et pluies diluviennes.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Le Centre canadien de prévision des ouragans suit de près l’évolution de la tempête tropicale Isaias. Venue du sud des États-Unis après avoir sévi dans les Antilles, elle s’approchera du Québec et du Nouveau-Brunswick en passant par le Maine dans la nuit de mardi à mercredi.

Ce système deviendra une tempête post-tropicale au moment d’atteindre le Québec mercredi matin, vers 9 h.

On s’attend à des rafales d’environ 60 à 70 km/h et à de fortes pluies dans certains secteurs. Rien de comparable aux vents de la Floride, qui ont atteint plus de 100 km/h dimanche. « Ce n’est pas suffisant pour causer des pannes d’électricité généralisées. Ça ressemble un peu à une pluie soutenue qu’on voit en automne », souligne Amélie Bertrand, météorologue pour Environnement Canada.

L’Estrie, où 50 à 60 mm de précipitations sont attendus, sera la région la plus touchée. La Beauce, la Mauricie, Charlevoix, Drummondville, Québec et une importante partie de la Côte-Nord et de la Gaspésie en ressentiront aussi les répercussions. « La bonne nouvelle, c’est que le système va se déplacer assez rapidement. On parle de 12 heures de pluie », précise Jean-Philippe Bégin, également météorologue pour Environnement Canada.

Les régions plus à l’ouest de la province, comme le Grand Montréal, seront épargnées. On risque tout de même d’avoir un peu de pluie, entre 15 et 30 mm.

Dans une tempête tropicale, l’énergie de la dépression ou de l’ouragan est générée par les eaux chaudes et les vents qui ne changent pas de direction avec l’altitude. En s’approchant de notre province, la dynamique deviendra différente et l’intensité du système diminuera, explique M. Bégin.

Lundi après-midi, Isaias se trouvait à 214 km au nord-est de Jacksonville, en Floride. La tempête tropicale a engendré des vents puissants de plus de 100 km/h, mais ne semblait pas avoir fait de dommages importants.

Le National Hurricane Center des États-Unis prévoit de fortes pluies au Vermont, au New Hampshire et dans le Maine.

Risques faibles pour le Québec

Isaias se déplace actuellement vers le nord à une vitesse de 19 km/h, précise Environnement Canada dans son plus récent bulletin météorologique.

Le Québec recevra donc les restes d’Isaias, mais le risque d’inondations et de glissements de terrain demeure faible.

Ces intempéries contrastent avec le mois de juillet, où on composait avec des températures anormalement chaudes, près de trois degrés au-dessus de la moyenne.

Pour la première semaine d’août, les maximums ne seront pas aussi élevés qu’en juillet, mais le fond de l’air reste très humide. « On va voir une cassure au niveau de l’humidité à partir de jeudi. La tendance à plus long terme n’indique aucune canicule imminente, on revient à des températures saisonnières normales », ajoute Amélie Bertrand.

Juillet a été particulier, confirme Jean-Philippe Bégin. « À Montréal, c’était le deuxième mois de juillet le plus chaud depuis le moment où on recense des données. »