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Dépotoir Saint-Nicéphore: le ministre Blanchet contesté

L'autorisation du ministre Yves-François Blanchet d'augmenter la capacité du dépotoir de Saint-Nicéphore... (PHOTO IVANOH DEMERS, La Presse)

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L'autorisation du ministre Yves-François Blanchet d'augmenter la capacité du dépotoir de Saint-Nicéphore lui vaut des critiques de sa propre région.

PHOTO IVANOH DEMERS, La Presse

À peine annoncée, la décision du ministre Yves-François Blanchet d'augmenter la capacité d'un gros dépotoir dans sa propre région est déjà contestée.

M. Blanchet, député de Johnson et ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, a annoncé lundi que le lieu d'enfouissement de Waste Management, dans la circonscription voisine de Drummond-Bois-Francs, pourra continuer d'être exploité pendant cinq ans.

Et cela en vertu d'une «augmentation de la capacité d'enfouissement de l'entreprise, mais sans agrandissement du site», selon le communiqué.

La décision aura pour effet d'augmenter de 2,3 millions de tonnes la quantité de déchets enfouis à Saint-Nicéphore, près de Drummondville.

Pourtant, l'agrandissement du dépotoir a été refusé par référendum en mars - 62% contre 38% pour l'ensemble de Drummondville.

L'affaire pourrait se retrouver devant les tribunaux.

«Nous étudierons attentivement le décret sur cet agrandissement et nous n'écartons aucun recours, quel qu'il soit», a affirmé par communiqué Sébastien LeVasseur, administrateur du Front commun québécois pour la gestion écologique des déchets (FCQGED).

Jouer sur les mots

Les opposants vont s'appuyer sur un règlement du propre ministère de M. Blanchet, qui précise que «l'agrandissement d'un lieu d'enfouissement comprend toute modification ayant pour effet d'en augmenter la capacité d'enfouissement».

Ce règlement ne s'applique pas directement à la situation, reconnaissent les opposants, mais il montre que le ministre joue sur les mots afin d'écarter la volonté populaire. «Ça dépasse la simple question de l'environnement, ça concerne le respect de la démocratie», dit Berthe Tessier, du Groupe des opposants au dépotoir de Drummondville.

En entrevue avec La Presse, le ministre insiste sur le fait qu'il «respecte le référendum».

«Vous ne me ferez pas dire que c'est un agrandissement, ce n'est pas un agrandissement», a-t-il assuré.

Pourtant, selon la version administrative du décret adopté le 5 juin, le ministre recommande «qu'un certificat d'autorisation soit délivré à WMQuébec inc. relativement au projet d'agrandissement du lieu d'enfouissement». Et que «le projet d'agrandissement [...] doit être conforme aux modalités et mesures prévues dans les documents suivants».

Le cabinet de M. Blanchet affirme que si le terme «agrandissement» apparaît au décret, c'est que ce décret répond justement à une demande initiale d'agrandissement.

«Vous pouvez être certain que nos juristes ont été challengés, assure le ministre. C'est à côté de mon comté, c'est dans ma région, c'est mon ministère. Je peux vous dire que j'ai été d'une rigueur. C'est pour ça que ça a pris deux mois. Je voulais que ce soit béton, béton, béton comme position.»




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