Rio Tinto Alcan rencontrera tous ses employés du Complexe Jonquière au cours des prochaines semaines, afin de leur présenter l'évolution du projet AP50.

Marc St-Hilaire

La situation est présentement confuse sur le plancher de l'usine saguenéenne, d'où cette décision d'organiser de telles assemblées d'information.

Entre autres scénarios véhiculés par les temps qui courent, il était question, hier matin, de la fermeture prématurée des salles de cuves 43, 44 et 45, afin de permettre l'épanouissement rapide du projet AP50.

Selon les informations recueillies par Le Quotidien, c'est un surintendant qui aurait annoncé cette nouvelle à ses subalternes, la semaine dernière.

Rio Tinto Alcan confirme que l'employé cadre aurait répondu à certaines questions qui lui ont été posées par ses travailleurs. Ce dernier n'aurait toutefois jamais évoqué quelque date ou calendrier que ce soit. Il venait à peine de sortir d'une rencontre de direction lorsqu'il s'est adressé à ses hommes. "On ne peut avancer une date puisque aucune décision n'a encore été prise (quant à la phase 2 du projet AP50). Il faut d'abord terminer les études de pré-faisabilité, puis c'est à partir des résultats obtenus que nous ferons nos choix", exprime la porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon.

Joint hier, le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arivda (SNEAA), Claude Patry, s'est dit heureux que la compagnie veuille enfin faire la lumière sur le projet AP50. Depuis plus d'un mois, le représentant syndical demande à l'employeur de faire une telle démarche.

"Les gars veulent savoir ce qui se passe. Ils veulent savoir si ce sera un projet-pilote de 60 000 tonnes, une usine de 200 000 tonnes ou une usine de 400 000 tonnes. Ils veulent comprendre ce que la compagnie veut dire lorsqu'elle parle des étapes 1, 2 et 3 du projet, savoir où ils sont rendus dans tout cela", insiste-t-il.