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Le tourisme chez les indigènes peut être «dévastateur»

Un autochtone du Brésil.... (Photo: Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Un autochtone du Brésil.

Photo: Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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Agence France-Presse
Paris

Le tourisme chez des peuples indigènes peut «vite devenir dévastateur», souligne Survival International France, appelant notamment à éviter de se rendre dans les îles Andaman (Inde), dans la Réserve du Kalahari central (Botswana) et chez les Papous en Indonésie.

Dans un communiqué reçu mardi, Survival «lance une alerte sur les effets dévastateurs du contact sur des populations isolées et invite les touristes à renoncer à se rendre dans trois régions du monde»: en Inde dans le complexe hôtelier de Barefoot dans les îles Andaman, au Botswana dans la Réserve de gibier du Kalahari central, en Indonésie pour des expéditions de «premier contact» chez les Papous. Barefoot India a construit un complexe hôtelier proche d'une réserve spécialement créée pour protéger les Jarawa des influences extérieures, souligne Survival, estimant que «la présence de touristes à proximité immédiate de cette tribu récemment contactée lui fait courir de graves risques d'infection par le virus de la grippe A et autres maladies contre lesquelles elle a très peu d'immunité».

Dans sa volonté de promouvoir la réserve de gibier du Kalahari central pour la convertir en une destination touristique d'exception, «le gouvernement botswanais autorise une agence de safari à construire au coeur du territoire ancestral des Bushmen des lodges touristiques qui nécessiteront de grandes quantités d'eau alors qu'il empêche ces derniers d'accéder à leur unique puits», ajoute l'ONG.

Les circuits aventure organisés pour rencontrer des peuples isolés de Papouasie pourraient également «avoir des conséquences catastrophiques», poursuit Survival.

«Les touristes responsables devraient renoncer à se rendre dans des régions où vivent des peuples isolés ou récemment contactés», assure Stephen Corry, directeur de Survival International. «Il existe de nombreux exemples de groupes qui, à la suite d'un premier contact, ont perdu plus de la moitié de leurs membres, vistimes de maladies contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés.»

Survival International milite pour la défense de la vie, des terres et de l'avenir des peuples indigènes.

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