Bénévoles d'occasion

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La Guignolée du Dr Julien permet de venir en aide aux enfants dans le besoin. Tommy, Jessica et Matthieu font du bénévolat pour la fondation.

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Vous n'avez jamais fait de bénévolat,  mais vous auriez envie de donner un peu de temps pendant les Fêtes? Vous n'êtes pas seuls! Même si les organismes communautaires cherchent à combler des besoins pendant toute l'année, l'afflux de bénévoles à Noël leur est essentiel.

«Lorsque la générosité s'exprime, il faut la saisir», nous dit d'emblée la directrice générale des Petits Frères, Caroline Sauriol, à propos des bénévoles occasionnels. «Noël est la période où notre besoin d'aide est le plus important, dit-elle. On a besoin de plus de 1500 bénévoles, donc leur participation est cruciale, même si on recherche des bénévoles à longueur d'année.»

L'organisme, qui vient en aide aux personnes âgées souffrant d'isolement, prépare deux événements pendant les Fêtes: le Noël à domicile le 24 décembre, destiné aux aînés qui ne peuvent plus se déplacer, et le Dîner de Noël du 25 décembre, organisé dans une quinzaine de villes du Québec, où les personnes âgées sont réunies dans des salles pour un banquet.

Le 24 décembre, les bénévoles vont chercher un repas de Noël traditionnel pour deux (avec une demi-bouteille de vin pour les plus festifs!) et ils se rendent chez une personne seule (à la maison ou dans leur résidence) pour partager avec eux ce repas.

Près de 500 aînés ont ainsi droit à un dîner partagé et à un petit cadeau offert par l'organisme communautaire.

Le jour de Noël, les bénévoles aident à préparer le repas, à faire les invitations et à servir les quelque 800 personnes réparties dans les différentes salles du Québec. Un autre contingent de bénévoles s'affaire dans les cuisines et dans les magasins pour acheter les cadeaux. Au total, ce sont donc près de 1300 personnes qui sont soutenues par les Petits Frères.

Caroline Sauriol estime qu'environ 30 % des bénévoles font leur apparition pendant les Fêtes avant de disparaître dans la nature.

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Moisson Montréal est la banque alimentaire la plus importante du pays.

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«Ce n'est pas grave, nous dit-elle. C'est une période où les gens cherchent un sens aux Fêtes et peuvent profiter de quelques jours de congé. Il y a tellement à faire que toute forme d'aide est utile. Il arrive que ces personnes participent aussi à nos activités de Pâques, c'est à nous de les repérer et de les convaincre! Certains d'entre eux s'engagent à plus long terme, notamment en parrainant une personne âgée.»

La plupart des bénévoles des Petits Frères sont des femmes (70 %), mais à Noël, c'est beaucoup plus diversifié, nous dit Mme Sauriol. Ce qu'on remarque aussi, note-t-elle, c'est qu'une partie des bénévoles sont eux aussi des personnes seules. «Ça leur fait une fête de Noël à eux aussi, dit-elle. Je crois qu'il y a beaucoup de solitude qui se manifeste pendant les Fêtes.»

L'engagement des gens et des entreprises

Moisson Montréal est la banque alimentaire la plus importante du pays. Cette année, près de 9000 bénévoles sont responsables du tri, de l'étiquetage et de l'ensachage des denrées alimentaires de son entrepôt. Des denrées estimées à 81 millions de dollars! Ce sont aussi eux qui préparent les quelque 20 000 paniers de Noël qui seront livrés aux 250 organismes accrédités de l'île de Montréal.

Le directeur général de Moisson Montréal, Richard Daneau, confirme l'augmentation du bénévolat durant les mois de novembre et de décembre.

«C'est environ 20 % du bénévolat qui se fait durant cette période, soit l'équivalent de 10 000 heures de bénévolat (sur les 85 000 heures par année), et c'est en hausse d'année en année, se réjouit-il. Chaque heure de bénévolat est immensément précieuse, parce qu'on n'a pas besoin de la financer. Cette année, on évalue le travail des bénévoles à l'emploi de 45 employés permanents, donc c'est énorme!»

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Danielle Fontaine, bénévole à Jeunesse au soleil, offre des jouets à une dame venue solliciter l'aide de l'organisme.

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Richard Daneau ne croit pas que les bénévoles du temps des Fêtes soient en surnombre - étant donné l'ampleur du travail à faire - , mais il vit chaque année un creux important durant les mois de janvier et de février.

«L'insécurité alimentaire est quelque chose qui se vit 12 mois par année pour environ 137 000 personnes à Montréal, et ce nombre est en augmentation, note-t-il. C'est vrai qu'en début d'année, c'est plus difficile pour nous. Malheureusement, on ne peut pas accumuler beaucoup de denrées, parce qu'on récupère beaucoup d'aliments qui sont en fin de vie. Donc tout est toujours à recommencer, mais avec moins de ressources.»

Outre les bénévoles occasionnels et les stagiaires, Moisson Montréal peut compter sur l'apport important des écoles, et de plus en plus du temps offert par des entreprises ou des associations.

C'est exactement ce que Julie Legault a fait samedi dernier avec une vingtaine de membres du club de plein air Montreal Outdoor Adventure Club (MOAC). Chaque année, pendant les Fêtes, cette travailleuse sociale choisit un endroit avec son club de plein air pour faire du bénévolat. «C'est plus facile de réunir des gens pendant les Fêtes, nous dit-elle. C'est aussi un moment où les gens ont envie de partager, de donner du temps. On s'est engagés pendant deux ans avec l'Association des pompiers de Montréal pour nettoyer des jouets usagés. Cette année, on a choisi de passer une journée à Moisson Montréal. C'est du bénévolat, mais c'est aussi une activité sociale, et comme on a la possibilité d'y aller le samedi, c'est pratique.»

Un service de recrutement et d'orientation

Pierre Morissette est directeur du Centre d'action bénévole de Montréal, qui offre un service de recrutement et d'orientation de bénévoles à environ 400 organismes membres dans tous les secteurs d'activités de la métropole. Chaque année, près de 6000 personnes consultent son site web ou viennent sur place pour proposer leurs services.

Lui aussi remarque une augmentation des demandes pendant la période de Noël. Il a même une section réservée au «bénévolat du temps des Fêtes».

«C'est vrai que les gens se sentent plus généreux à Noël, remarque-t-il. Pourtant, les besoins au mois de juillet sont tout aussi importants, que ce soit dans le domaine de la santé et des services sociaux, des soins palliatifs ou du soutien aux handicapés, c'est un peu le drame des organismes communautaires, mais il faut faire avec. C'est vrai qu'à Noël, de façon générale, il y a plus d'activités à organiser.»




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