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Vie au travail

Changer de tempo : de commis à élagueur

En pleine action dans ce nouveau métier qui...

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En pleine action dans ce nouveau métier qui me rend heureux.

Une mise à pied, une maladie ou un désir profond de faire autre chose peuvent s'avérer d'excellents déclencheurs pour gagner sa vie autrement. Voici trois histoires inspirantes de changement de rythme au cours d'une carrière.

Marc-Antoine Monté était commis dans une boutique de sport. À 35 ans, ce père de deux enfants est retourné sur les bancs d'école pour devenir élagueur professionnel.

Après une enfance passée à Jonesboro, en Arkansas, Marc-Antoine Monté est rentré au Québec et, diplôme de 5e secondaire en poche, a tout de suite pris le chemin du marché du travail. « J'ai pratiqué toutes sortes de métiers, mais j'ai toujours porté ce manque de scolarité comme un poids », avoue-t-il aujourd'hui.

À 30 ans, il a fondé une famille avec sa conjointe Daphné, une comptable professionnelle agréée très heureuse dans sa profession. « Je n'étais pas malheureux, je ne souffrais pas du fait que ma blonde gagne plus d'argent que moi. Mon salaire était faible, mais stable. Sauf que les années passaient et je rêvais en secret de retourner aux études », explique-t-il.

« Je trouvais injuste que Daphné ne puisse bénéficier d'un rythme de vie qui corresponde aux études qu'elle avait réalisées et au salaire qu'elle gagnait. Éventuellement, cette situation allait aussi toucher nos filles, à qui on devrait répondre "non" trop souvent à notre goût, faute de moyens financiers. » - Marc-Antoine Monté

Recherche d'équilibre

Il y avait donc ce désir de contribuer de manière plus équitable aux dépenses familiales, mais aussi, nichée bien plus profondément dans le coeur de Marc-Antoine, une sourde frustration de ne pas être fier de son métier. Par conséquent, son humeur allait de maussade à mauvaise, le soir, après le boulot. « Je savais ce que j'avais à faire pour remédier à cela, note l'homme de 37 ans. J'ai vu ma mère retourner aux études à 46 ans, avec trois enfants. Je savais que c'était possible. Aussi, je voulais qu'Alice, 6 ans, et Florence, 3 ans, aient des exemples inspirants chez leurs deux parents. Le plus difficile, c'était de prendre la décision. »

Quand la petite Alice a demandé à son papa pourquoi il irait à l'école alors que les autres papas avaient un travail, Marc-Antoine ne lui a pas parlé d'argent. « Je lui ai dit l'essentiel : papa allait être plus heureux. »

Une affaire de famille

Marc-Antoine a choisi le Centre de formation horticole de Laval pour devenir élagueur. Comme les revenus combinés du couple empêchaient Marc-Antoine d'avoir accès aux prêts et bourses, Daphné a assumé seule les frais d'équipement, d'essence et de transport du nouvel étudiant ainsi que la charge financière de la famille pendant les neuf mois d'études, puis pendant la période de recherche d'emploi.

L'aventure n'a pas été sans difficulté. « Un jour, j'ai acheté un équipement d'arboriculture que Daphné jugeait superflu. Elle m'a fait savoir à quel point elle et les filles se privaient pour ma réussite », mentionne-t-il.

Deux ans plus tard, les conditions de travail du père de famille sont excellentes, son salaire a augmenté de près de 25 % et son indice de bonheur, de 100 %. « Je suis un meilleur homme, un meilleur époux et un meilleur papa, affirme-t-il. Désormais, je veux continuer à m'améliorer. Je fais des formations ponctuelles, et la prochaine fois, ma formation ne reposera pas sur les seules épaules de ma femme. J'aimerais peut-être enseigner, un jour. Chose certaine, j'ai ouvert une porte que je ne refermerai plus. »

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