L'étrange détour d'Ashleigh Barty

L'Australienne Ashleigh Barty a joué au cricket dans... (Photo Jean-Yves Ahern, USA Today Sports)

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L'Australienne Ashleigh Barty a joué au cricket dans la Big Bash League de septembre 2014 à mai 2016.

Photo Jean-Yves Ahern, USA Today Sports

Chaque joueuse a son propre parcours vers les hautes sphères du tennis, mais certains de ces parcours sont plus tortueux que d'autres. Celui d'Ashleigh Barty entre dans cette catégorie.

C'est que sa route vers le sommet est passée par... le cricket !

De septembre 2014 à mai 2016, l'Australienne s'est en effet éclipsée des terrains de tennis, exténuée par la vie sur le circuit mondial. La petite joueuse de 5 pi 5 po s'est alors jointe au Heat de Brisbane, dans la Big Bash League.

À l'époque, sa décision avait intrigué plus d'un observateur. En 2013, elle avait gagné plus de 600 000 $ en bourses, principalement grâce à ses trois finales du Grand Chelem en double. Selon les médias australiens, elle allait toucher environ 7000 $ pour sa saison de cricket.

Sa décision est d'autant plus intrigante qu'elle n'a jamais réellement levé le voile sur ses motivations. Encore aujourd'hui, elle esquive rapidement la question.

« C'était un peu sur un coup de tête, par l'entremise d'une amie physiothérapeute, a-t-elle raconté hier. J'en ai souvent parlé par le passé. »

Même si les deux sports sont bien différents, a-t-elle tiré des enseignements du cricket qu'elle peut appliquer au tennis ? Là non plus, elle ne s'étend guère.

« Ce sont deux choses complètement différentes. Je joue beaucoup en double, donc il y a cette notion de sport d'équipe quand je joue avec Casey [Dellacqua]. Mais il n'y a pas vraiment d'autres comparaisons. »

Pause bénéfique

Cette pause du tennis a duré près de deux ans et a visiblement porté ses fruits. Depuis son retour, Barty ne cesse de gravir les échelons et de concrétiser tout le potentiel vu en elle quand elle a été sacrée championne junior à Wimbledon en 2011. Depuis le début de 2018, elle se maintient essentiellement entre les positions 15 et 20 au classement mondial.

« Je suis vraiment ailleurs dans ma tête. Je me sens bien physiquement, je sens que mon jeu est plus complet, a raconté la joueuse de 22 ans. Je crois que je suis bien plus mature qu'à 17 ans. C'est évident : avec l'âge et l'expérience, on grandit en tant que personne. »

La voici maintenant en quart de finale, une étape qu'elle n'avait pas encore atteinte cette année dans les tournois Premier 5 (la catégorie de la Coupe Rogers) ou Premier Mandatory (la seule autre catégorie supérieure à la WTA). Aujourd'hui, elle se frottera à la Néerlandaise Kiki Bertens, une joueuse en grande forme qui vient de faire tomber deux têtes de série (Karolína Plíšková et Petra Kvitová).

Avec une victoire et une présence dans le carré d'as, Barty cimentera son statut de joueuse à suivre pour le reste de la saison. Et surtout, elle continuera à prouver que son parcours, aussi atypique soit-il, était finalement le bon.

« Chaque joueuse a son histoire, ses expériences. J'ai simplement eu la mienne. Aujourd'hui, je me sens à ma place parmi le top 20. Je sens que je suis constante. Ce que j'ai fait a fonctionné. »




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