Le retour en grâce de Venus Williams en Australie

Venus Williams... (PHOTO WILLIAM WEST, AFP)

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Venus Williams

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Ludovic LUPPINO
Agence France-Presse
Melbourne

L'Américaine Venus Williams, après des années perturbées par la maladie, est en passe de réussir un retour fracassant au plus haut niveau à l'Open d'Australie où elle affrontera mercredi sa compatriote Madison Keys pour une place en demi-finale.

Accéder à ce niveau d'un Grand Chelem, cela n'est plus arrivé à l'aînée des soeurs Williams, âgée de 34 ans, depuis l'été 2010 à l'US Open.

À l'époque elle figurait encore dans le Top 10 mondial et suscitait la crainte sur le circuit avec ses sept titres majeurs, dont cinq couronnes de Wimbledon.

L'année 2011 a marqué le début des ennuis pour Venus, qui a alors cumulé les pépins de santé et n'a disputé que quatre tournois.

Blessée à une hanche, puis touchée par un virus, elle apprendra plus tard qu'elle est atteinte du syndrome de Sjögren, une maladie auto-immune, causant sécheresse oculaires et buccales, douleurs articulaires aux mains et grande fatigue.

L'ancienne reine de la WTA (N.1 en 2002) dégringole au classement (134e mondial début 2012) et va de déconvenue en déconvenue pendant que sa petite soeur continue d'empiler les couronnes en Grand Chelem (18 au total).

Mais elle ne va jamais cesser de se battre et verra ses efforts récompensés à Melbourne par un quart en Grand Chelem.

La saison dernière a servi de rampe de lancement pour Venus, devenu végétalienne par nécessité médicale.

Elle était passée près de retrouver la seconde semaine à Wimbledon et à l'US Open avant, surtout, de réintégrer le Top 20 (19e).

L'Américaine a poursuivi sur sa lancée en janvier remportant un titre d'entrée à Auckland en battant la Danoise Caroline Wozniacki (8e) en finale, avant d'enchaîner les victoires à Melbourne, soit neuf d'affilée depuis le début de la saison.

Aux Antipodes, l'ancienne N.1 mondiale, a impressionné par sa détermination et ses coups droits dévastateurs, même si elle n'est plus aussi écrasante qu'à la belle époque.

L'admiration de Sharapova

Au troisième tour, elle a signé un succès renversant contre la puissante italienne Camila Giorgi, passée à deux points du match (4-6, 7-6 (7/3), 6-1). Elle a fait bien plus fort au tour suivant en écartant en trois manches (6-3, 2-6, 6-1) la N.6 mondiale Agnieszka Radwanska et ne compte pas s'arrêter là.

«Moi je suis là pour gagner des titres. Vous pensez qu'atteindre les huitièmes était mon objectif en arrivant? Non!», disait-elle après sa victoire contre Giorgi.

Son retour au premier plan force le respect chez ses rivales comme Maria Sharapova: «Je l'admire pour sa passion pour le jeu, pour sa force de caractère, sa volonté de ne jamais renoncer malgré les blessures, les défaites et les aléas de la vie. C'est un exemple à suivre.»

Elle est d'ailleurs toujours «un modèle» pour sa soeur Serena. «On se motive toujours toutes les deux», assure la N.1 mondiale, présente dans les tribunes pour l'encourager face à Radwanska.

Les quarts devraient doublement les motiver, car en cas de victoire elles se retrouveraient face à face en demies. Un duel 100% Williams? Cela n'est plus arrivé en Grand Chelem depuis la finale de Wimbledon en 2009, remportée par Serena.

Mais avant, Venus devra écarter Madison Keys, qui incarne la relève du tennis américain et s'est offert le scalp de Petra Kvitova (N.4).

Détails intéressants: la jeune joueuse est entraînée par Lindsay Davenport, une ex-grande rivale des soeurs Williams, et n'était pas encore née lorsque Venus a entamé sa carrière professionnelle en 1994.

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