Radwanska victorieuse à la Coupe Rogers

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Agnieszka Radwanska

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Il faudra bien reconnaître un jour qu'Agniesza Radwanska est l'une des meilleures joueuses du circuit féminin. La Polonaise de 25 ans, actuellement cinquième joueuse mondiale, a remporté hier la finale de la Coupe Rogers en disposant aisément de l'Américaine Venus Williams en deux manches de 6-4 et 6-2, pour compléter une semaine de rêve.

« C'est l'un des plus importants titres de ma carrière, a estimé la championne. Et l'obtenir contre une joueuse comme Venus, l'une des grandes vedettes du circuit, le rend encore plus spécial pour moi ! »

Radwanska, qui s'était arrêtée en demi-finale lors de ses deux dernières participations au tournoi, n'a pas laissé passer cette chance, même si elle n'avait eu que quelques heures pour préparer cette finale. « Ma demi-finale a été très longue hier soir [samedi], et je ne suis rentrée à l'hôtel qu'après minuit, a-t-elle expliqué. J'étais quand même prête à affronter ses services, en pensant à profiter de mes chances quand elles se présenteraient. »

Comme elle en a l'habitude, Radwanska a neutralisé le jeu d'attaque de sa rivale, ce qui a forcé Williams à commettre six doubles fautes, contre un seul as. La championne a aussi converti cinq des six balles de bris qu'elle a obtenues.

De loin la plus constante du top 10 depuis trois saisons, Radwanska compense un manque de puissance par une agilité et une grande intelligence du tennis. Elle a une rare capacité à retourner les atouts de ses rivales contre elles, ce qui finit souvent par les frustrer, comme on l'a vu en quart de finale contre Victoria Azarenka.

Troisième favorite du tournoi, Radwanska n'aura eu à affronter qu'une autre favorite (Azanrenka justement, 8e), et elle n'a cédé qu'une manche en cinq matchs.

« Ma demi-finale a été très longue hier soir [samedi], et je ne suis rentrée à l'hôtel qu'après minuit, a-t-elle raconté en conférence de presse. C'était différent de jouer en après-midi, mais je me suis adaptée. En fait, je me suis améliorée tout au long de la semaine.

« Après le tournoi de Stanford, il a fallu s'habituer aux conditions différentes, et je n'étais pas tout à fait prête lors de mon premier match. Mais je me sentais mieux à chaque match, à mesure que je m'habituais à la surface et aux balles. Hier [samedi, en demi-finale] et aujourd'hui [hier], j'étais vraiment à l'aise, et c'est la raison pour laquelle je suis devant vous ! »

La championne a salué le public montréalais et les organisateurs du tournoi : « On aime encore davantage une ville où on a gagné, et ce tournoi est vraiment l'un de mes préférés. Tout s'est déroulé sans anicroche et je serai très heureuse de revenir ici dans deux ans. »

Venus Williams... (Photo: Robert Skinner, La Presse) - image 2.0

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Venus Williams

Photo: Robert Skinner, La Presse

La « bonne » fatigue de Venus

De son côté, Williams a avoué avoir été rattrapée par la fatigue. « Oui, cela a été une très longue semaine pour moi... J'ai joué six matchs d'affilée, et j'étais un peu à court d'énergie aujourd'hui [hier], a-t-elle souligné. Contre elle [Radwanska], il faut vraiment être patiente, et je n'avais plus l'énergie pour le faire et bien travailler mes points.

« Mais c'est quand même merveilleux de penser à ce que j'ai fait. J'aimerais jouer encore six matchs d'affilée la semaine prochaine, même si c'est vraiment beaucoup ! C'est ce qui est si positif : après avoir été épuisée à cause de la maladie, je suis allée au bout de mes forces cette semaine parce que j'ai gagné trop de matchs ! Je n'avais pas eu ce problème depuis très longtemps... »

Venus, qui souffre du syndrome de Sjogren, va réintégrer le top 20 mondial grâce à ses performances à la Coupe Rogers. Ses progrès ont sûrement été remarqués par les autres joueuses du circuit, à commencer par sa soeur Serena !

« J'avais espéré revenir plus tôt à ce niveau, mais cela me fait quand même très plaisir. J'aimerais progresser encore, revenir dans le top 16, et ce sera possible si je continue de jouer de cette façon. Mais je suis surtout comblée de pouvoir à nouveau me pousser sur un court, de pouvoir être compétitive, et c'est ce que je retiendrai surtout de cette belle semaine. »

Agnieszka Radwanska en bref

  • Née le 6 mars 1989 (25 ans), à Cracovie, en Pologne, où elle réside encore.
  • Cinquième joueuse mondiale
  • Meilleur classement : deuxième, en 2012, pour la première fois
  • 14 titres en carrière
  • Premier titre à la Coupe Rogers (deux fois demi-finaliste)
  • Première Polonaise à avoir atteint une finale en Grand Chelem, à Wimbledon en 2012
  • Championne junior à Wimbledon (2005) et à Roland-Garros (2006)
  • 16,5 millions de bourses en carrière
  • Désignée « révélation de la saison 2006 » sur le circuit féminin.
  • Désignée « favorite du public » sur le circuit de la WTA en 2011, 2012 et 2013.
  • Entraîneur : Tomasz Wiktorowski (capitaine de l'équipe polonaise en Fed Cup)

Sa soeur cadette Urszula est aussi une joueuse professionnelle, actuellement 178e mondiale. Elle était des qualifications de la Coupe Rogers le week-end dernier.

Son parcours :

  • 1er tour : laissez-passer
  • 2e tour : victoire de 6-4, 6-4 sur Barbora Zahlavova-Strycova
  • 3e tour : victoire de 6-1, 3-6, 6-3 sur Sabine Lisicki
  • Quart de finale : victoire de 6-2, 6-2 sur Victoria Azarenka
  • Demi-finale : victoire de 7-6 (1), 7-6 (3) sur Ekaterina Makarova
  • Finale : victoire de 6-3, 6-2 sur Venus Williams




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