Impact: la sérénité du directeur technique

Adam Braz a été nommé au poste de... (Photo André Pichette, La Presse)

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Adam Braz a été nommé au poste de directeur technique de l'Impact en novembre dernier.

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Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

(Mexico) Les nombreux nouveaux visages du onze montréalais s'acharnent à créer une chimie sur le terrain à moins d'une semaine du match aller contre Pachuca en Ligue des Champions CONCACAF. Entrevue avec le directeur technique de l'Impact, Adam Braz, et bilan de ses premiers mois à ce poste.

Q: Le cas d'Ambroise Oyongo demeure compliqué. Regrettes-tu de ne pas avoir établi de contact avec lui ou son agent, avant d'échanger Felipe?

R: Non, je n'ai pas de regrets. Évidemment, on doit toujours réévaluer les choses, mais on a toujours bon espoir de voir Oyongo se présenter ici. Globalement, quand je repense à l'échange, il faut être prêt à donner quelque chose d'important pour obtenir une bonne valeur. Felipe a bien servi le club, mais nous avons maintenant deux nouveaux joueurs, une place internationale et de l'argent d'allocation, ce qui est très utile en MLS, avec le plafond salarial.

Q: Alors, qu'est-ce qui est à l'ordre du jour pour la suite?

R: En ce moment, c'est Pachuca... Nous avons déjà ajouté les éléments que nous recherchions, mais comme on le dit depuis longtemps, si l'occasion se présente d'améliorer l'équipe en attaque, nous bougerons.

Q: Au sujet du plan... Tous les morceaux tombent-ils en place comme tu t'y attendais? Ou est-ce plus compliqué que tu ne l'anticipais?

R: Si tu prends Bakary Soumaré, de tous les joueurs disponibles dans le repêchage de «Re-entry», il correspondait à nos critères, en plus d'avoir déjà joué avec Frank Klopas [à Chicago]. Dès le départ, en lui parlant, on a senti qu'il manifestait l'envie de venir ici. Et on l'a vu avec son tweet au moment de notre sélection. Avec Laurent [Ciman], parfois, il faut être chanceux dans le monde du soccer, et on peut dire qu'on est chanceux d'avoir un joueur comme lui qui désirait venir à Montréal. Il s'intègre bien, il agit en leader. C'est fantastique [...] Pour Reo-Coker... Il a fallu que Chivas USA disparaisse! Mais c'est une position que nous avions ciblée, et depuis son arrivée, il joue aussi très bien son rôle... Il y a donc de la chance, c'est vrai, mais on était surtout bien préparés, et c'est ainsi que je désire travailler.

Q: Comme tu parles à plusieurs joueurs et leurs agents dans le cadre de ton travail, à ton avis, quel est le plus grand attrait de Montréal pour les convaincre de jouer ici?

R: Notre nouveau centre d'entraînement sera un atout sur ce plan. C'était une lacune importante. Mais je dirais que la façon dont on s'occupe des joueurs et de leurs familles est une de nos forces. Ça compte beaucoup. L'autre élément, c'est qu'on n'accepte pas la défaite dans le club. Ça ajoute de la pression, mais les joueurs qui viennent ici veulent entendre ce discours et savoir que les attentes sont élevées.

Q: Dirais-tu que ce refus d'accepter la défaite faisait défaut l'an dernier?

R: Je préfère ne pas commenter l'an dernier étant donné que je n'étais pas là. Ce serait injuste. En résumé, la saison de l'an dernier n'était pas à la hauteur des standards. À présent, on prend les mesures nécessaires pour nous permettre de redevenir une équipe gagnante.

Q: En quoi ton caractère a-t-il changé depuis la fin de ta carrière de joueur? Es-tu aussi fougueux en affaires?

R: Je suis plus rationnel, moins émotif que je ne l'étais comme joueur. Il m'arrivait de perdre les pédales sur le terrain. C'était une façon pour moi d'être compétitif et de conserver ma place au sein de l'équipe. Dans mon rôle actuel, je prends le temps de bien réfléchir, d'être le plus clair dans ce que je fais en étant résolu et calme. Je crois que le calme est une vertu dans mon rôle ou tout autre poste de direction, car il permet à ceux qui se rapportent à toi de rester calmes également. Il y a toujours des embûches, on fait parfois des erreurs, mais le but est de trouver des solutions, pas seulement de signaler les erreurs.

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Adam Braz en rafale

Club favori (autre que l'Impact): Manchester United

Joueur favori: Ryan Giggs et Paolo Maldini

Meilleur souvenir avec l'Impact: Les championnats de 2004 et 2009

Pire souvenir avec l'Impact: La défaite à Santos Laguna en Ligue des Champions 2009

Restes-tu actif depuis la fin de ta carrière de joueur? J'essaie de courir, mais pas beaucoup.

Une phrase qui te décrit bien: Ceci n'est pas mon premier rodéo.

Film favori: Scarface, mais pas vraiment. Je n'écoute pas beaucoup de films.

Restaurant favori: Le Garde-manger

La plus grande frustration du métier de directeur technique: Les agents de joueurs

Pourquoi? Pas de commentaire

Pourquoi aller voir l'Impact en 2015? Parce qu'on va être une équipe excitante, on va marquer des buts et on va être une équipe gagnante cette année.

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