La Juventus s'offre une finale de rêve contre Barcelone

Douze ans après, la Juventus Turin a «refait le coup» au Real Madrid en se... (Photo: AP)

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Nicolas PRATVIEL
Agence France-Presse
Paris

Douze ans après, la Juventus Turin a «refait le coup» au Real Madrid en se qualifiant aux dépens du tenant du titre pour la finale de la Ligue des champions, où l'attend désormais un immense défi face au FC Barcelone, tombeur du Bayern Munich et grandissime favori.

Rendez-vous est donc pris le 6 juin à Berlin pour l'épilogue de cette édition, qui confirme d'abord la renaissance du Barça, où Messi, toujours aussi fort, compose avec Neymar et Luis Suarez le trio d'attaque le plus redoutable et prolifique au monde (114 buts cette saison).

Mais cette saison a donc aussi sonné le retour au tout premier plan de la Juve, dernier grand nom d'un championnat italien en déclin et auteur face au Real d'un très grand exploit.

Même si sa dernière demi-finale de C1, justement face au Real Madrid, avait tourné en sa faveur en 2003 (1-2, 3-1), déjà avec Gianluigi Buffon dans ses cages, la «Vieille Dame» n'était cette fois pas favorite face à la bande de Cristiano Ronaldo, qui ambitionnait de devenir la première équipe depuis l'AC Milan (1989, 1990) à conserver son trophée.

Victorieuse à l'aller (2-1), elle a pourtant réussi à conserver son mince avantage avec un match nul 1-1 mercredi au stade Santiago Bernabeu.

Les Espagnols avaient pourtant ouvert le score (23e) sur un penalty signé Cristiano Ronaldo, accordé pour une petite faute de Chiellini sur James.

Mais en deuxième période, Morata, formé au Real et déjà buteur à l'aller, égalisait sur une passe décisive de Pogba et remettait les Turinois devant (57e).

La suite était tendue et équilibrée mais le Real n'a plus marqué et c'est le club italien qui va donc disputer sa 8e finale de Ligue des Champions (deux sacres 1985, 1996).

Cela se passera au stade Olympique de Berlin, qui n'offre que des bons souvenirs à ses deux magnifiques vétérans, Buffon et Andrea Pirlo, sacrés champions du monde avec l'Italie en 2006, en finale contre la France.

Immense difficulté 

Mais avec le Barça, c'est une montagne qui lui fera face, sur laquelle viennent de se briser les ambitions de titre du Bayern Munich. Il n'y a en effet pas eu de miracle pour les Bavarois mardi à l'Allianz-Arena après le 3-0 concédé à l'aller, malgré une victoire 3-2 pour l'honneur.

Irrésistible au Camp Nou, où il avait un inscrit un doublé et donné une passe décisive à Neymar, Messi s'est cette fois contenté d'être à l'origine des deux buts du Brésilien, Suarez se chargeant des deux passes décisives.

Une illustration encore éclatante du niveau de jeu actuellement stratosphérique du trio «MSN» qui a marqué 25 des 28 buts barcelonais dans cette édition de Ligue des champions, dix pour Messi, neuf pour Neymar, six pour Suarez.

Mais sans Robben et Ribéry, les Bavarois ont tout de même marqué trois buts à cette équipe, dont deux dans le jeu par Lewandowski et Müller. Une preuve s'il en est que le Barça n'est pas infaillible.

«Le seul moyen pour le battre est de le priver de ballon», a estimé l'entraîneur du Bayern Pep Guardiola, qui a échoué à damer le pion à son ancienne équipe dont il a façonné les préceptes aujourd'hui savamment entretenus par Luis Enrique.

Mais cette tactique semble impossible à appliquer pour la Juventus et la difficulté sera immense pour les Italiens, même avec le retour de Paul Pogba, revenu à la compétition mercredi après six semaines d'arrêt.

Après son exploit face au Real, il en faudra à la Juve un autre, plus grand encore, pour perturber la marche en avant de ce Barça, qui vise un 5e sacre et qui n'a jamais perdu une finale de Ligue des champions (victoires en 2009 et 2011) avec Messi dans ses rangs.

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