France-Allemagne: le quart de finale tant attendu

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La gardienne française Sarah Bouhaddi effectue un arrêt aux dépens de la formation sud-coréenne au cours d'un match de huitième de finale disputé lundi.

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(MONTRÉAL) Plusieurs ont le sentiment que le choc entre la France et l'Allemagne arrive trop tôt. Vendredi après-midi (16 h) au Stade olympique de Montréal, ce sont deux équipes au sommet de leur art qui s'affronteront en quart de finale de la Coupe du monde de football féminin.

Que ce soit en Coupe du monde ou au Championnat d'Europe, l'Allemagne (no 1 mondiale) et la France (3) ne se sont croisées qu'à trois reprises, en phases de groupes, au moment où les matchs n'atteignent pas toujours des pics d'émotion. Les Allemandes ont largement dominé avec des victoires de 3-0 en 2005, de 5-1 en 2009 ou de 4-2 en 2011.

Mais depuis la dernière Coupe du monde, la courbe s'est quelque peu rééquilibrée. Foi de Wendie Renard, la capitaine française, le complexe d'infériorité envers l'Allemagne n'est plus qu'un lointain souvenir, en partie grâce à l'essor du championnat national hexagonal.

«Au fur et à mesure des années, l'écart se réduit sur le terrain. On l'a démontré lors de notre match amical, et on reste sur une victoire et deux nuls contre cette équipe. Mais l'Allemagne est encore au-dessus par son palmarès et les joueuses d'expérience qu'elle peut avoir.»

Les deux camps abordent ce quart de finale avec le vent dans les voiles. Comme prévu, l'Allemagne a tout écrasé sur son passage lors du Mondial de 2015, à l'exception d'un match nul contre la Norvège où elle a péché par excès de confiance. Elle possède la meilleure attaque du tournoi (19 buts) grâce à la paire Célia Sasic-Anja Mittag et domine largement la compétition pour les tirs (117) ou les tentatives cadrées (52). De son côté, la France s'est fait peur en phase de groupes avant de réagir de la meilleure façon possible et d'inscrire huit buts en deux matchs, contre le Mexique et la Corée du Sud.

Guerre psychologique

Dans la traditionnelle guerre psychologique d'avant-match, la sélectionneuse allemande Silvia Neid a rejeté l'étiquette de favorite. «Qui a dit que nous étions plus fortes que la France?» a-t-elle sèchement répliqué à un journaliste allemand.

Son homologue français, Philippe Bergeroo, a aussi joué la carte de la modestie. «Jusqu'à présent, on fait preuve d'humilité en sachant qu'on n'a pas gagné grand-chose et qu'on affronte une nation qui a remporté énormément de titres», a dit Bergeroo en faisant allusion aux deux Coupes du monde et aux huit championnats d'Europe gagnés par les Allemandes. «On est les outsiders par rapport à cette équipe, mais nous avons de l'ambition sur ce match-là.»

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