Troisième victoire de suite à domicile pour l'Impact

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Jack McInerney (99) célèbre son but avec ses coéquipiers, mercredi soir, au stade Saputo, à Montréal, contre les Whitecaps.

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L'Impact ne sait pas voyager, mais au moins, il peut compenser cette imperfection en engrangeant les points à domicile. Mercredi soir, le onze montréalais a remporté son troisième match de suite au stade Saputo, en ayant le dessus 2-1 devant les Whitecaps de Vancouver.

Dans l'ensemble, les Montréalais ont livré la prestation dont ils avaient besoin pour se remettre sur les rails après la triste sortie à Chicago, samedi (défaite de 3-0). Ils ont disputé un match sérieux et appliqué, à défaut d'avoir livré 90 minutes de spectacle franchement palpitantes. La première mi-temps, par exemple, ne restera pas gravée dans les mémoires.

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«J'avais dit au groupe que l'important était la façon dont on allait rebondir après ce match [à Chicago]. C'est une victoire importante pour nous», a résumé Frank Klopas.

Les Montréalais ont trois points de plus en banque grâce à leur capacité de réaction, en fin de rencontre. Tout juste après l'égalisation des Whitecaps, le onze montréalais s'est (de nouveau) démarqué grâce au duo formé d'Andrés Romero et de Nacho Piatti. Le premier a eu tout le temps et l'espace pour lancer au second, qui a trompé David Ousted grâce à un tir au ras du sol (83e minute).

«Cela démontre notre caractère et notre attitude. Il fallait montrer que, samedi, c'était juste une erreur de parcours et que, quand on se donne, on est capables de rivaliser avec tout le monde. Peu importe que cela soit bien ou non dans le contenu, au moins on se donne une chance de gagner», a exposé Patrice Bernier.

Sur le plan individuel, Piatti et Romero ont su monter en puissance au fil de la deuxième demie et inquiéter la défense des Caps par leurs accélérations. Ailleurs sur le terrain, Laurent Ciman a été égal à lui-même dans ses interventions ou dans le jeu aérien. Son partenariat avec Wandrille Lefèvre a encore offert de bonnes garanties.

Et puis, il faut mentionner le cas de Jack McInerney. Poursuivant sur sa bonne lancée, il a inscrit le premier but de la rencontre dès la 14e minute. L'Américain a eu le mérite d'être placé au bon endroit pour reprendre une volée de Ciman qui s'était écrasée sur la transversale d'Ousted. On regrette cependant que Klopas ait sorti l'Américain trop tôt (78e) pour faire entrer Nigel Reo-Coker et renforcer son milieu de terrain. L'entraîneur a, par contre, vu juste en faisant entrer Anthony Jackson-Hamel, au départ de l'action ayant mené au deuxième but.

«On a eu une réunion, on s'est dit les choses en face et, [mercredi], on a répondu de la bonne manière, a commenté Laurent Ciman après la victoire. On a montré du football devant nos partisans et, même si on a encaissé un but, on a continué à pousser. C'est bien pour le moral. [...] On mérite les trois points.»

«On n'a pas eu nécessairement le ballon, mais on a été alertes, concentrés et adroits [en seconde demie]. On n'a pas donné de grandes chances à l'adversaire et on a su profiter des nôtres même si on n'en a pas eu beaucoup», a poursuivi Bernier.

Quelques instants plus tard après la sortie de McInerney, l'arbitre a donc désigné le point de penalty sur une faute de Romero. Morales n'a pas tremblé face à Evan Bush (83e), alors que Romero pouvait ruminer ses nombreuses fautes lors de ses replis défensifs.

Quatre changements

C'est au terme de quatre changements depuis la défaite à Chicago que l'Impact a affronté son rival canadien, mercredi soir. Bien sûr, il fallait composer avec la suspension de Marco Donadel et la blessure de Dilly Duka. Toutefois, Bakary Soumaré et Nigel Reo-Coker sont demeurés sur le banc au coup d'envoi. Est-ce à dire que Klopas entendait punir ces derniers leur match complètement raté, à Chicago, ou simplement qu'il faisait tourner l'effectif? Un peu des deux, a expliqué l'entraîneur, ajoutant qu'aucune place n'était garantie.

«La saison est longue, tu es moins en forme et il faut faire appel à d'autres joueurs. Les joueurs le comprennent et le savent. Il s'agit de gérer un groupe dans son ensemble.»

Cela a conduit à une première titularisation de Bernier, dans la MLS, depuis le 11 avril. Le capitaine a entamé son match sous les chants des Ultras alors que Klopas, lui, a eu droit à une banderole l'exhortant de ne pas rater son coup («Don't mess it up, Frank»). Combatif, Bernier a bien organisé le jeu montréalais. Il a ensuite souvent changé de rôle avec Calum Mallace même si leur placement n'a pas toujours été idéal en phase défensive.

Les Whitecaps, quant à eux, ont amorcé le match sans leur meilleur buteur Octavio Rivero - que l'Impact aurait pu recruter cet hiver et leur meilleur passeur, Morales. Il leur a fallu une bonne demi-heure avant de trouver leur rythme dans ce match. En fin de première demie, Darren Mattocks et Nicolás Mezquida sont d'ailleurs passés à deux doigts de traduire ce bon passage en buts. Les Caps ont exécuté 20 tirs, mais seulement quatre ont été cadrés.

L'Impact s'apprête à entamer une phase capitale de son calendrier: les sept prochains matchs l'opposeront à des rivaux de l'Association de l'Est. Au classement, l'Impact reste au neuvième rang, avec quatre points de retard sur la sixième place. Sauf qu'il a disputé... six matchs de moins que l'Union de Philadelphie.

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