Génération Z, compétition mère-fils et réfugiés

Née en 2000, la gymnaste montréalaise Rose-Kaying Woo... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Née en 2000, la gymnaste montréalaise Rose-Kaying Woo est membre de la génération Z.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

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Les Jeux olympiques de Rio seront les premiers à accueillir des athlètes nés après l'an 2000. Ce seront aussi les premiers à voir une mère et son fils en compétition. Regard sur quelques faits inusités à propos de ces Jeux qui commencent.

Voilà la génération Z

Coup de vieux: Rio verra pour la première fois la participation d'athlètes nés après l'an 2000. Ils ont 15 ou 16 ans. Ils sont des membres de la génération Z. Oubliez les Y, ces «milléniaux», comme disent les Américains. Eux, ce sont les suivants, une génération connectée depuis sa naissance, qui a grandi avec le téléphone intelligent et les réseaux sociaux. La gymnaste montréalaise Rose-Kaying Woo, née en l'an 2000, sera du lot.

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Le président du CIO, Thomas Bach, en compagnie... (PHOTO FELIPE DANA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS) - image 2.0

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Le président du CIO, Thomas Bach, en compagnie de deux judokas qui défileront sous le drapeau olympique en tant que réfugiés.

PHOTO FELIPE DANA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Une équipe de réfugiés

Le drame syrien a mis en lumière une vieille tragédie: celle des réfugiés. Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a décidé de faire un geste symbolique dans le cadre «de la crise mondiale des réfugiés». Rio aura ainsi une sélection de 10 athlètes réfugiés. Cette équipe apatride aura son drapeau, celui des Jeux olympiques. Elle se compose de cinq athlètes du Soudan du Sud, deux de la Syrie, deux de la République démocratique du Congo et un de l'Éthiopie. Les six hommes et quatre femmes seront identifiés par le code ROA, pour «Team of Refugee Olympic Athletes».

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Mourad Laachraoui, frère de l'un des kamikazes ayant... (Photo Emmanuel Dunand, AFP) - image 3.0

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Mourad Laachraoui, frère de l'un des kamikazes ayant participé aux attentats de Bruxelles, représentera la Belgique aux compétitions de taekwondo.

Photo Emmanuel Dunand, AFP

Deux frères, deux destins

Ils ont grandi dans le même quartier de Bruxelles. L'un est devenu kamizake, l'un des trois terroristes responsables des attentats de Bruxelles, mort en mars dernier. L'autre est devenu, deux mois après ces attentats qui ont secoué la Belgique, champion d'Europe de taekwondo. Ce dernier s'appelle Mourad Laachraoui, il a 21 ans et il sera à Rio. Il ne parlait plus à son frère Najim depuis des années et a fermement condamné ses actions. Il pensait que cet été allait être celui de son rêve olympique. Ce le sera, avec une part de cauchemar. «On m'a conseillé de changer de nom, mais ce n'est pas la solution. C'est mon nom, c'est celui de mon père, pas question d'en prendre un autre. Je comprends le regard des autres, cela me fait de la peine, mais je n'y peux rien. Je n'ai pas voulu ça», a-t-il dit au quotidien belge Le Soir.

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Le parcours de golf de Rio de Janeiro... (Photo Ricardo Moraes, REUTERS) - image 4.0

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Le parcours de golf de Rio de Janeiro

Photo Ricardo Moraes, REUTERS

Le golf sans golfeurs

La dernière fois que le golf était aux Jeux, c'était en... 1904. Le retour du sport 112 ans plus tard ne marquera probablement pas les annales. Citant plusieurs raisons - le Zika, la pollution, la sécurité ou un horaire trop chargé -, les meilleurs golfeurs de la planète ont décidé de ne pas aller aux Jeux (combien d'athlètes amateurs ragent en ce moment?). Les quatre meilleurs au classement mondial, Jason Day, Dustin Johnson, Jordan Spieth et Rory McIlroy, n'y seront pas. En tout, ce sont 18 des meilleurs golfeurs qui refusent de participer aux Jeux. «Il n'y a aucun doute que tous ces retraits font mal paraître le golf, a dit le président de la Fédération internationale de golf, Peter Dawson. On doit l'accepter, mais on doit aussi comprendre les choix de chacun.»

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L'équipe canadienne de rugby féminin à 7... (Photo Chad Hipolito, PC) - image 5.0

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L'équipe canadienne de rugby féminin à 7

Photo Chad Hipolito, PC

Le retour du rugby

Les spectateurs aux Jeux de Paris en 1900, les deuxièmes de l'ère moderne de l'olympisme, ont eu la joie de voir les Français remporter l'épreuve de rugby. Le rugby à 15 a été présenté aux deux Jeux suivants. Puis, en 1924, toujours à Paris, la foule a investi le terrain lors de la victoire des États-Unis contre la France en finale. Cet incident a mené au retrait du rugby du programme olympique. Des années de pressions pour ramener le sport ont finalement porté leurs fruits. Plutôt qu'à 15, c'est le rugby à 7 qui fera son entrée aux Jeux de Rio. Le Canada a qualifié son équipe féminine.

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Les tireurs Nino Salukvadze et Tsotne Machavariani marqueront... (Photo Shakh Aivazov, AP) - image 6.0

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Les tireurs Nino Salukvadze et Tsotne Machavariani marqueront l'histoire en étant la première combinaison mère-fils à participer aux Jeux olympiques.

Photo Shakh Aivazov, AP

Une mère et son fils qui dégainent

Les historiens se sont gratté la tête, ont dépoussiéré les archives puis ont finalement conclu: oui, pour la première fois de l'histoire à Rio, les Jeux verront une mère et son fils en compétition. Nino Salukvadze, 47 ans, en sera à ses huitièmes Jeux. La tireuse de Géorgie avait été médaillée d'or à Séoul en... 1988. Cette année, son fils de 18 ans, Tsotne Machavariani, s'est qualifié, à la surprise de tous et malgré son jeune âge. Selon l'historien des Jeux Bill Mallon cité par l'Associated Press, il y a eu 56 cas de participation père-fils, 12 de père-fille et 2 de mère-fille. Mais ce sera la première fois qu'une mère et son fils participent simultanément aux Jeux.

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Ibtihaj Muhammad sera la première femme portant le... (PHOTO Lucy Nicholson, REUTERS) - image 7.0

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Ibtihaj Muhammad sera la première femme portant le hidjab à participer aux Olympiques sous les couleurs des États-Unis.

PHOTO Lucy Nicholson, REUTERS

Un sabre et un voile

Ibtihaj Muhammad est devenue la première musulmane membre de l'équipe américaine d'escrime. Cette Afro-Américaine de 30 ans s'apprête maintenant à devenir la première athlète des États-Unis à participer aux Jeux coiffée d'un hidjab. «Je pense que les musulmans sont sous la loupe par les temps qui courent et j'espère changer la perception qu'ont les gens des femmes musulmanes, dit la sabreuse. Je pense que ma qualification est déjà un pas dans la bonne direction pas seulement pour les musulmans, mais pour toutes les minorités aux États-Unis.»

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Des touristes se font photographier devant les anneaux... (PHOTO Stoyan Nenov, REUTERS) - image 8.0

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Des touristes se font photographier devant les anneaux olympiques sur la plage de Copacabana.

PHOTO Stoyan Nenov, REUTERS

Le baptême olympique d'un continent

En 2009, Tokyo, Chicago, Madrid et Rio étaient en lice pour accueillir ces Jeux. Les gens du comité organisateur brésilien ont fait leur présentation devant les membres du CIO. Ils ont sorti une carte avec toutes les villes ayant accueilli les Jeux. Tous les continents étaient représentés, sauf l'Afrique et l'Amérique du Sud. Cette présentation «a joué en faveur de Rio», peut-on lire dans un article paru alors dans le New York Times. Bien sûr, il y a eu les Jeux de Mexico en 1968; mais le Mexique fait partie de l'Amérique du Nord. Rio représente donc un baptême olympique pour le continent sud-américain.

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Les triplettes Leila, Liina et Lily Luik, originaires... (PHOTO Marko Mumm, AFP) - image 9.0

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Les triplettes Leila, Liina et Lily Luik, originaires de l'Estonie, participeront au marathon aux Jeux de Rio.

PHOTO Marko Mumm, AFP

Les triplettes d'Estonie

Elles ne devraient pas remporter de médaille à l'épreuve du marathon, mais les triplettes estoniennes Leila, Liina et Lily Luik vont certainement susciter la curiosité. Les trois soeurs jumelles identiques se sont qualifiées pour représenter leur pays à Rio. Ce sera la première fois que trois soeurs se trouvent aux Jeux dans la même discipline. Les Estoniennes ont commencé la course à 24 ans et sont devenues de très bonnes coureuses de fond. Le meilleur temps de la plus rapide des trois est de 2 h 37 min. C'est excellent, mais pas suffisant pour un podium. À Londres, l'Éthiopienne Tiki Gelana a établi un nouveau record olympique avec un temps de 2 h 23 min 7s.

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