CH: troisième revers en trois matchs en Californie

Le Canadien a été dominé 31-15 au chapitre... (Photo Gary A. Vasquez, USA TODAY Sports)

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Le Canadien a été dominé 31-15 au chapitre des tirs au but par les Kings.

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(Los Angeles) De la même manière qu'une équipe ne peut se garder des buts pour plus tard lorsqu'elle en marque sept dans un match, elle ne peut garder ses énergies pour le lendemain.

Or, c'est bien ce qui a manqué au Tricolore, jeudi, alors qu'il s'est incliné 3-2 devant les Kings de Los Angeles. L'éreintant match de la veille face aux Ducks d'Anaheim avait vidé le réservoir. Contre une équipe reposée - un peu trop, même, les Kings n'ayant pas joué depuis dimanche dernier - le Canadien y a goûté.

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Il tentait des sorties de zone? De gros chandails noirs tombaient sur eux. Il voulait attaquer par le centre? Il était repoussé le long des bandes. Dans les coins de patinoire? Boom!

«C'est l'une des meilleures équipes de la ligue et ça se voit, a commenté Max Pacioretty. J'ai l'impression qu'il n'y a pas eu une seule fois où j'ai eu la rondelle et où je ne me suis pas fait frapper.»

Dans le cas du capitaine, il s'est ajouté à cela deux ou trois malchances, dont une en tout début de rencontre lorsqu'il a perdu sa lame de patin dès sa première présence. Cela a fourni un avantage numérique inattendu aux Kings dont ils ont su profiter. Le match n'était vieux que de 56 secondes.

Les Kings ont marqué moins de trois minutes pour tard et à ce moment-là, ça annonçait une soirée longue et pénible pour les hommes de Michel Therrien. Ben Scrivens semblait chancelant devant son filet et, devant lui, ses coéquipiers tiraient la langue. 

Défensive intraitable

Le Canadien a pratiquement dû attendre presque 10 minutes avant que Torrey Mitchell n'inscrive le premier lancer de son équipe. Lorsque Lars Eller a marqué le deuxième but des siens en fin de rencontre, ça a été sur le 15e et dernier tir de l'équipe. C'est son plus petit total de lancers dans un match depuis le 16 mars 2012.

«Non, on n'a pas réussi beaucoup de lancers et moi-même je n'en ai eu qu'un seul, je suis très déçu», a admis Alex Galchenyuk, qui a été réuni à Eller et Brendan Gallagher en milieu de la rencontre. Eh oui, la fameuse «EGG Line» a repris du service.

On a beau parler du style imposant des Kings, Galchenyuk estime que le CH aurait pu en faire davantage pour implanter son style.

«Nous sommes une équipe rapide, ce n'est pas une excuse, a-t-il martelé. Il faut trouver une façon de nous rendre au filet plus souvent.»

Dans l'autre vestiaire, l'entraîneur-chef des Kings Darryl Sutter était bien heureux du dénouement. Ses hommes n'avaient peut-être pas passé le K.-O. au Canadien comme un boxeur de puissance, mais ils venaient de l'emporter à la manière de Floyd Mayweather. Une défensive intraitable.

«On ne leur a pas donné grand-chose, ils n'ont eu qu'une poignée de chances, a convenu le stoïque entraîneur. Trois buts suffisent pour l'emporter; eux ont été probablement chanceux d'aller en chercher deux.»

Subban exonéré cette fois-ci

Un cafouillage entre Rob Scuderi et Drew Doughty en zone des Kings a permis à l'attaque du Canadien de s'installer en fin de première période et le puissant lancer de P.K. Subban a remis les siens dans le match. Le défenseur vedette, qui a joué davantage que n'importe qui dans cette rencontre (28:48), a également obtenu une passe sur le but d'Eller en fin de troisième.

Quelques minutes auparavant, toutefois, il a perdu pied en zone centrale et offert une occasion inespérée au gros Dwight King dont le tir a fait bien mal paraître Ben Scrivens. Ça s'est avéré le but gagnant.

Contrairement à la défaite au Colorado, il y a trois semaines, où un revirement provoqué par Subban avait mené au but vainqueur de l'Avalanche, Michel Therrien s'est bien abstenu de le pointer du doigt.

«C'est malheureux, il a perdu pied, a dit l'entraîneur-chef. C'est le genre de choses qu'on ne veut pas qui arrive, mais ça arrive. Je ne mettrai pas le blâme sur lui.»

Les Kings ont eu l'occasion de planter le dernier clou lors d'une double supériorité numérique de 1:27 - avec deux défenseurs du Canadien au cachot -, mais ils n'ont pas pu en profiter. C'est fou comme ils ont raté la cible en supériorité numérique. Leur attaque à cinq est la meilleure de la ligue sur la route, mais n'offre que le 21e rendement du circuit au Staples Center...

Eller a resserré le pointage, mais, disons les choses comme elles sont: les Kings ont eu le contrôle de la rondelle durant la majeure partie de la soirée et se sont imposés physiquement pour la récupérer quand le Tricolore l'avait...

Le CH n'aura donc récolté qu'un point sur six en Californie. Il conclut son voyage en affrontant les Jets, samedi à Winnipeg. Il est désormais à huit points des Penguins de Pittsburgh. 

Ce n'est plus le moment d'allumer des lampions. C'est le moment de les éteindre avant d'aller se coucher.

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