Pierre-Luc Dubois: des points... quand ça compte

Pierre-Luc Dubois et l'Armada de Blainville-Boisbriand ont rendez-vous... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Pierre-Luc Dubois et l'Armada de Blainville-Boisbriand ont rendez-vous avec les Sea Dogs de Saint John en grande finale de la LHJMQ.

Photo Bernard Brault, La Presse

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Une récolte de 99 points à 17 ans. Une sélection au troisième rang au repêchage. Un premier camp chez les professionnels.

Avec l'année 2016 qu'il a connue, Pierre-Luc Dubois a haussé les attentes pour cette saison. Si l'attaquant a été incapable de dupliquer ses exploits offensifs de 2015-2016, il aura la chance, à compter de demain, de se mettre en valeur d'une autre façon.

Dubois et l'Armada de Blainville-Boisbriand ont rendez-vous avec les Sea Dogs de Saint John en grande finale de la LHJMQ. L'enjeu: la Coupe du Président, mais surtout une place à la Coupe Memorial.

Dans une saison interrompue par son passage dans le camp des Blue Jackets de Columbus, puis avec Équipe Canada au Championnat du monde junior, avec entre tout cela une transaction qui l'a fait déménager du Cap-Breton à Boisbriand, Dubois a subi une baisse de production offensive, avec 55 points en 48 matchs.

«Aucun joueur, même dans la Ligue nationale, ne finit avec le même nombre de points d'une année à l'autre, rappelle Dubois, rencontré au Centre d'excellence Sports Rousseau avant un entraînement, plus tôt cette semaine. Honnêtement, au début de la saison, je me mettais peut-être plus de pression.»

«Tu peux améliorer ta technique, tu peux devenir plus gros, mais avec tout ce que j'ai vécu, j'ai pris de l'expérience. J'ai tellement appris que si je me concentre seulement sur les points, je passe à côté de quelque chose. Les points, c'est une chose, mais il y a beaucoup plus que ça.»

Il y a plus, par exemple, le jeu en séries. Et de ce côté, Dubois s'attire les éloges de son entraîneur-chef, Joël Bouchard.

«Il a vécu ce que plusieurs n'ont jamais vécu, explique Bouchard. Il a été repêché troisième, il a connu deux longues saisons parce qu'il a été beaucoup sollicité par Hockey Canada. Il y a des attentes. Il en a envers lui-même. Je suis content pour lui parce qu'il performe tellement bien, dans un contexte différent de la saison. Ses 99 points l'an passé, c'est super le fun, il les a mérités, mais d'être capable de performer comme ça en séries, d'amener son jeu à un autre niveau, c'est de l'expérience de plus.»

Des exemples de performances au bon moment: son total de six points dans les matchs 6 et 7 contre Acadie-Bathurst, au deuxième tour. L'Armada accusait un retard de 1-3 dans cette série, mais a remonté pour passer à l'étape suivante.

Une année d'apprentissage

Dubois surprend toujours autant quand on s'entretient avec lui. Par son aplomb dans ses réponses, par son aisance devant les micros, il laisse transparaître une maturité hors du commun pour un jeune homme de 18 ans.

Il est donc étonnant de l'entendre dire qu'il a grandement appris cette année, dans les rangs juniors, quand il dégage une assurance que l'on ne voit pas chez des joueurs de 25 ans.

«Il y a eu beaucoup de hauts et beaucoup de bas, admet-il. J'ai eu mon premier camp pro, j'ai été au Championnat du monde des moins de 20 ans et j'ai été échangé. Ce sont trois choses que je n'avais jamais vécues avant. Ça a été une année d'apprentissage.»

«Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je suis enthousiaste pour la suite des choses. J'ai gagné beaucoup d'expérience au Championnat du monde, que j'applique ici.»

Dubois estime également que son passage chez l'Armada, une équipe très bien rodée défensivement, lui a aussi permis de devenir plus complet.

«On est une équipe qui met beaucoup l'accent sur les détails, comme être bien positionné défensivement, souligne le colosse de 6 pi 3 po. On en parle à chaque match, à chaque entraînement, et maintenant, j'arrive ici et je n'ai même plus à y penser.»

Bref, le genre d'attention aux détails qui devrait plaire à John Tortorella, l'entraîneur-chef des Blue Jackets, en septembre prochain.

Mais le camp à Columbus, c'est encore loin. D'ici là, Dubois a beaucoup à gagner. D'abord pour l'Armada, mais aussi sur le plan personnel, afin de mettre un baume sur une plaie ouverte en janvier.

«Le Championnat du monde, c'était le fun, mais ça a mal fini avec la défaite en finale. Si on peut changer ça de bord ici avec l'Armada, ça serait bien.»

Premier match de la finale de la LHJMQ: demain, à Saint John




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