Les athlètes veulent que l'AMA se serve de son influence contre la Russie

Le président de l'Agence mondiale antidopage, Craig Reedie,... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Le président de l'Agence mondiale antidopage, Craig Reedie, a participé à une réunion des dirigeants de l'organisation, jeudi, à Montréal.

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Eddie Pells
Associated Press

Les athlètes du monde entier veulent que l'Agence mondiale antidopage (AMA) se serve de son influence afin de s'assurer que la Russie soit bannie des Jeux olympiques de Rio de Janeiro si elle ne peut garantir que ses athlètes sont «propres».

Beckie Scott, la championne olympique de ski de fond qui a reçu sa médaille d'or des années après la course lorsque celle qui l'avait devancée a été prise pour dopage, a indiqué que les athlètes veulent que l'enquête soit élargie à tous les sports en Russie, au-delà de l'athlétisme, afin d'être certains que lorsqu'ils défileront au Brésil plus tard cette année, ils sauront qu'ils affronteront des athlètes propres.

«Nous avons lancé un premier appel en novembre, et nous avons été profondément déçus de l'immobilisme des autorités», a déclaré Scott, qui a tenu un discours semblable lors de la dernière réunion d'envergure de l'AMA, à l'issue de laquelle elle a été vertement critiquée par les dirigeants de l'organisation.

Scott, la présidente du comité de sportifs de l'AMA, a mentionné que les athlètes estiment «hautement invraisemblable la possibilité (que le système de dopage systématique en Russie) ne soit en place qu'en athlétisme».

«Le fait que le dopage ait été si répandu et que rien n'ait été fait est carrément incompréhensible pour la communauté d'athlètes», a-t-elle poursuivi.

Cette semaine, l'AMA a accepté d'enquêter sur les allégations formulées par les dénonciateurs Vitaly et Yulia Stepanov à l'effet que quatre médaillés d'or aux Jeux olympiques de Sotchi aient été dopés aux stéroïdes.

Lors d'une rencontre des dirigeants de l'AMA jeudi, Scott a soumis une liste séparée en quatre sections de requêtes formulées par le comité des sportifs de l'AMA.

Parmi les demandes, on retrouve: des sanctions immédiates pour les contrevenants au code antidopage dans les cas extraordinaires, des sanctions pour non-conformité grave et de meilleures méthodes pour s'occuper des dénonciateurs.

Scott a indiqué qu'elle est consciente que la décision d'interdire à la Fédération russe d'athlétisme de participer aux JO appartient à l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF), et non à l'AMA. Mais elle a ajouté que l'AMA a de l'influence et qu'elle doit s'en servir pour se faire respecter à Rio.

Elle a critiqué la lenteur du déroulement de l'enquête de l'AMA, l'un des points que tentent d'améliorer les dirigeants.

Les Stepanov ont expédié des dizaines de courriels à l'AMA entre 2010 et 2014, mais aucun geste n'a été posé avant que les informations soient transmises à un réseau de télévision allemand.

«Si nous ne déclenchons pas d'enquêtes, et que nous nous contentons de suivre celles des réseaux de télévision, et si nous n'appliquons aucune sanction, alors nous perdrons la confiance des athlètes et la croyance à l'effet qu'il est possible de gagner en étant propres», a conclu Scott.

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