Les essais d'un nouveau vaccin contre le VIH suscitent beaucoup d'espoirs

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Stuart Graham
Associated Press
Johannesburg

Un nouveau vaccin contre le VIH, qui doit faire l'objet d'examens, à partir de mercredi, en Afrique du Sud, pourrait être le «dernier clou dans le cercueil» de la maladie si les tests sont concluants, ont affirmé des scientifiques.

L'étude, appelée HVTN 702, vise à recruter 5400 hommes et femmes sexuellement actifs âgés entre 18 et 35 ans dans 15 endroits à travers l'Afrique du Sud.

Il doit s'agir de l'essai clinique pour un vaccin contre le VIH le plus large et le plus avancé jamais organisé en Afrique du Sud, où plus de 1000 personnes par jour sont infectées par le virus.

Le directeur de l'Institut national sur les maladies infectieuses et les allergies du gouvernement des États-Unis (NIAID), Anthony Fauci, a dit croire qu'un «vaccin sécuritaire et efficace» pourrait être le «dernier clou dans le cercueil» du VIH s'il était déployé aux côtés de l'«actuel arsenal d'outils de prévention ayant fait ses preuves».

Selon M. Fauci, même un vaccin qui serait «moyennement efficace» permettrait de réduire significativement l'impact de la maladie dans des pays et au sein de populations comptant des taux élevés d'infections au VIH, comme l'Afrique du Sud.

Le vaccin testé est le fruit d'essais réalisés en 2009 en Thaïlande, qui ont montré une efficacité à 31,2 % dans la prévention d'infections au VIH sur une période de suivi de 3,5 années après la vaccination. Le nouveau vaccin vise à offrir une protection plus grande et plus soutenue et a été adapté à un sous-type du VIH qui prédomine en Afrique du Sud.

«Le VIH a eu un coût humain dévastateur en Afrique du Sud, mais nous amorçons aujourd'hui une étude scientifique qui pourrait être remplie de promesses pour notre pays», a affirmé la directrice générale du Conseil de recherche médicale de l'Afrique du Sud, Glenda Gray.

«Si un vaccin contre le VIH devait se montrer efficace en Afrique du Sud, cela pourrait altérer considérablement le parcours de la pandémie», a-t-elle poursuivi.

Les volontaires pour l'étude, financée par le NIAID, recevront aléatoirement le composé du vaccin ou un placebo. Tous les participants feront l'objet de cinq injections sur une période d'une année.

Les résultats de l'étude sont attendus pour la fin 2020.

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