VIH, tuberculose, malaria: collecte de fonds massive attendue à Montréal

Pour arriver à éradiquer ces maladies qui touchent... (Photo Manjunath KIRAN, archives AFP)

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Pour arriver à éradiquer ces maladies qui touchent des millions de personnes dans le monde, le gouvernement canadien souhaite mettre en place des mesures pour améliorer les conditions des femmes et des filles «afin qu'elles deviennent des agentes de changement».

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne

Mettre fin aux épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme d'ici 2030. Voilà l'objectif ambitieux du Fonds mondial, qui organise une conférence à Montréal dans les prochains jours pour s'assurer de recueillir au moins 13 milliards US (environ 17 milliards CAN) à cette fin.

«Pourquoi ces trois maladies? Ce sont des maladies entièrement évitables. Et elles sont les plus meurtrières dans le monde», a expliqué en conférence téléphonique Seth Faison, directeur des communications du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Ces trois infections sont moins présentes dans les médias, mais elles continuent d'affecter des millions de personnes, a-t-il ajouté. «Elles ne sont pas autant dans les nouvelles parce qu'elles sont là depuis longtemps et parce que nous faisons beaucoup de progrès. Mais il faut poursuivre cet effort», a-t-il soutenu.

Plusieurs invités de marque seront présents à la conférence, dont le premier ministre du Canada Justin Trudeau, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le fondateur de Microsoft Bill Gates et le chanteur du groupe U2, Bono.

C'est le gouvernement libéral de Justin Trudeau qui a pris l'initiative d'organiser cette conférence au Canada. «C'était dans le contexte de l'engagement du nouveau gouvernement de jouer un rôle plus actif avec les organisations internationales», a expliqué Sarah Fountain Smith, sous-ministre adjointe intérimaire à Affaires mondiales Canada.

L'événement international qui se tiendra vendredi et samedi au centre-ville de la métropole vise à amasser 13 milliards US sur trois ans, pour l'exercice 2017-2019. Ces sommes serviraient notamment à sauver plusieurs millions de vies et à prévenir 300 millions de nouvelles infections, selon le Fonds mondial.

Mais ce montant est un «plancher» et pas un «plafond», ont signalé plusieurs organismes qui participeront à la conférence.

«Il reste encore beaucoup de travail à faire pour (...) combler ce manque de ressources pour lutter contre ces trois maladies», a souligné Robin McGomery, directrice générale de la Coalition interagence sida et développement.

Déjà, plusieurs pays ont annoncé leur contribution en vue de la conférence. Les États-Unis consacreront 4,3 milliards US (environ 5,7 milliards CAN), tandis que l'Allemagne prévoit investir 800 millions d'euros (environ 1,2 milliard CAN).

Le Canada a pour sa part promis de verser 785 millions sur trois ans.

Les femmes et les filles ciblées

Pour arriver à éradiquer ces maladies qui touchent des millions de personnes dans le monde, le gouvernement canadien souhaite mettre en place des mesures pour améliorer les conditions des femmes et des filles «afin qu'elles deviennent des agentes de changement».

«Le Canada fera valoir l'urgent besoin d'aider les femmes et les jeunes filles qui subissent dans une proportion démesurée les torts causés par le sida et le paludisme, et qui doivent assumer des responsabilités additionnelles pour ceux qui sont atteints de tuberculose», a-t-il soutenu dans un communiqué.

Le Fonds mondial se concentre également sur les femmes et les filles, qui sont affectées «sévèrement et disproportionnellement» par ces maladies dans le sud et l'est du continent africain, selon un rapport de l'organisme publié au début du mois. En 2015, 60 % du financement des programmes du Fonds mondial était consacré aux femmes et aux filles.

Les Montréalais devraient voir plusieurs policiers dans le quartier des spectacles et autour du siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), vendredi et samedi.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) s'attend toutefois à ce que la conférence se déroule «dans le calme le plus complet».

«Nous sommes néanmoins préparés à toute éventualité, mais demeurons convaincus que tout ira pour le mieux», a assuré Camille Habel, porte-parole de la GRC.

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