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Jusqu'à 30% des antibiotiques prescrits aux États-Unis sont inappropriés

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Collectivement et pour l'ensemble des infections traitées, 30 % des malades, enfants et adultes, qui sont allés voir un médecin se sont vus prescrire un antibiotique qui n'était pas approprié.

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Agence France-Presse
Washington

Jusqu'à 30 % des antibiotiques oraux prescrits aux États-Unis par des médecins lors d'une consultation sont inappropriés, selon une étude publiée mardi.

Ce mauvais usage des antibiotiques est la principale cause du développement de la résistance microbienne à ces médicaments qui touche deux millions de personnes aux États-Unis et fait 23 000 morts par an, soulignent les auteurs de cette étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

« La moitié des ordonnances médicales prescrivant des antibiotiques pour des infections respiratoires pourraient ne pas être nécessaires, ce qui représente 34 millions d'ordonnances annuellement », ont déterminé ces chercheurs.

Collectivement et pour l'ensemble des infections traitées, 30 % des malades, enfants et adultes, qui sont allés voir un médecin se sont vus prescrire un antibiotique qui n'était pas approprié, précisent-ils. Les antibiotiques sont inutiles si l'infection est virale.

Les auteurs rappellent que la Maison-Blanche dans son programme visant à combattre la surutilisation des antibiotiques pour lutter contre la résistance microbienne grandissante a fixé comme objectif de réduire de 50 % l'usage inapproprié de ces médicaments d'ici 2020 aux États-Unis.

Pour cette étude, ces chercheurs des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont analysé 262 millions d'ordonnances pour des antibiotiques, prescrites en 2010-2011 par des médecins lors de visites de malades.

Sur un échantillon de 184 032 consultations, 12,6 % ont donné lieu à une ordonnance pour des antibiotiques, ont déterminé les chercheurs, dont un tiers probablement qui ne se justifiaient pas.

La sinusite, une inflammation des muqueuses à l'intérieur des sinus qui peut résulter d'une infection souvent virale, a conduit les médecins traitants à donner le plus grand nombre d'ordonnances pour des antibiotiques, suivis par des infections de l'oreille et des pharyngites, des maux de gorge dont la plupart sont d'origine virale.

« Une amélioration de la prescription d'antibiotiques requiert probablement deux approches complémentaires : la première pour changer le comportement des médecins quant à l'incertitude du diagnostic (sur la cause d'une infection) et la seconde pour éduquer les patients et leurs familles sur le rôle des antibiotiques dans les soins cliniques », écrivent dans un éditorial les Drs Pranita Tamma et Sara Cosgrove de la faculté de médecine Johns Hopkins à Baltimore.

Les virologues et les autorités sanitaires américaines et dans le reste du monde mettent de plus en plus en garde contre le danger de cette résistance microbienne croissante qui, si elle continue au rythme actuel, pourrait laisser impuissante la médecine face à des infections banales, ce qui reviendrait à renvoyer le monde « au Moyen-Age de la médecine ».

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