É.-U.: les labos publics renoncent à l'utilisation des chimpanzés

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Depuis 2013, aucune nouvelle demande de recherche à partir de chimpanzés n'avait été approuvée.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les chimpanzés ne serviront plus à la recherche gouvernementale aux États-Unis et les 50 derniers représentants de l'espèce encore captifs vont être mis à la retraite dans un sanctuaire, ont déclaré les autorités de santé américaines mercredi.

La décision de l'Institut national de la santé (NIH) survient deux ans et demi après l'annonce par l'agence de son choix de mettre un terme à la quasi-intégralité de sa recherche biomédicale s'appuyant sur des chimpanzés, les animaux les plus proches de l'homme avec 98% de gènes communs.

Depuis 2013, aucune nouvelle demande de recherche à partir de chimpanzés n'avait été approuvée. Depuis l'an dernier, les chimpanzés en captivité ont été enregistrés parmi les espèces menacées par le Service de la pêche et de la vie sauvage américain.

Le NIH a indiqué que cette désignation d'espèce en danger conduisait les chercheurs à demander l'obtention d'une autorisation supplémentaire pour mener des expérimentations susceptibles de blesser l'animal, et qu'aucune demande d'autorisation n'avait été demandée.

«En conséquence de ces nombreux changements ces dernières années et de la demande significativement réduite de chimpanzés pour les recherches médicales appuyées par le NIH, il est clair que nous avons atteint le seuil critique», a déclaré un responsable du NIH, Francis Collins, dans un communiqué.

«En accord avec l'engagement de juin 2013 du NIH, j'ai réexaminé la nécessité de maintenir les chimpanzés dans la recherche biomédicale et pris la décision, avec effet immédiat, de nous dispenser de notre colonie de 50 chimpanzés pour de futures recherches».

Les chimpanzés de la NIH deviennent donc «immédiatement éligibles à la retraite» au «Paradis du chimpanzé», un sanctuaire fédéral de Keithville, en Louisiane, a annoncé Francis Collins.

L'Institut national de la santé a déclaré qu'il continuerait d'utiliser d'autres primates «non-humains» pour ses recherches.

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