Alzheimer: vers un diagnostic plus rapide?

La progression des stades précurseurs de l'alzheimer va en s'accélérant, selon... (PHOTO SEBASTIEN BOZON, ARCHIVES AFP)

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La progression des stades précurseurs de l'alzheimer va en s'accélérant, selon une nouvelle étude montréalaise. Ces résultats pourraient permettre de détecter plus rapidement la maladie.

«Pouvoir identifier le plus tôt possible les patients à risque d'avoir la maladie d'Alzheimer sera particulièrement important quand on aura un médicament pour retarder l'apparition de la maladie», explique Sylvie Belleville, directrice du centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, qui fait partie des auteurs de l'étude publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease, à l'occasion de la Journée internationale de l'alzheimer, aujourd'hui.

Les chercheurs ont suivi, pendant 4 ans, 121 patients, dont 74 ont fini par avoir un diagnostic d'alzheimer. Les patients avaient obtenu au départ un diagnostic de «trouble léger de la cognition» (TCL), qui reçoit beaucoup d'attention de la part des chercheurs spécialistes de l'alzheimer. L'équipe de Mme Belleville, qui donnera une conférence cet après-midi, à l'Institut de gériatrie, sur les avancées récentes dans le domaine, s'intéresse depuis de nombreuses années au TCL.

Progression très rapide

L'un des résultats les plus frappants a été la progression «quadratique», très rapide, du déclin cognitif un an ou deux avant le diagnostic d'alzheimer. «Le cerveau compense lors des premiers stades du déclin, mais une fois qu'il ne peut plus compenser, ça s'accélère», explique Mme Belleville. Ce déclin touche surtout l'orientation, la mémoire de travail et la mémoire à moyen terme, et moins la mémoire à court terme et la capacité de prise de décisions. Le langage, chez les patients qui recevront éventuellement un diagnostic d'alzheimer, est toujours plus touché que chez ceux qui restent avec un simple TCL.

Devrait-on administrer les médicaments anti-alzheimer actuels aux patients atteints de TCL? Non, répond la psychologue montréalaise, d'abord à cause de leurs effets secondaires, et surtout parce qu'aucune étude n'a démontré que ces médicaments ont un effet avant le diagnostic.

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