La chimiothérapie en phase terminale préjudiciable à la qualité de vie

Selon les auteurs de l'étude, les directives d'utilisation... (Photo Digital/Thinkstock)

Agrandir

Selon les auteurs de l'étude, les directives d'utilisation de la chimiothérapie émises par l'ASCO concernant les malades atteints d'un cancer généralisé vivant leurs derniers mois, devraient être revues.

Photo Digital/Thinkstock

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

La chimiothérapie en fin de vie est inutile et préjudiciable à la qualité de vie des cancéreux encore capables d'agir au quotidien, selon une étude clinique publiée en ligne jeudi dans la revue américaine JAMA Oncology.

Ces résultats confortent les conclusions d'un groupe d'experts consultatifs de l'American society of clinical oncology (ASCO) selon lesquelles la chimiothérapie pour des malades en fin de vie n'a pas de bienfaits cliniques.

Pour examiner la relation entre le recours à la chimiothérapie et la qualité de vie à l'approche de la mort, ces chercheurs ont suivi 312 malades atteints d'un cancer généralisé pendant quatre mois avant leur décès. La majorité des patients étaient des hommes âgés en moyenne de 58,6 ans.

L'étude a montré que la chimiothérapie ne contribuait pas à une amélioration de la qualité de vie à l'approche de la mort pour les malades ayant une capacité limitée ou inexistante de fonctionner.

Mais elle a aussi indiqué que la chimiothérapie affectait la qualité de vie des malades encore capables d'effectuer des tâches quotidiennes.

Selon les auteurs de l'étude, les directives d'utilisation de la chimiothérapie émises par l'ASCO concernant les malades atteints d'un cancer généralisé vivant leurs derniers mois, devraient être revues.

Dans un éditorial publié dans JAMA Ecology, les docteurs Charles Blanke et Erik Fromme de l'Université d'Oregon ont estimé qu'à ce stade «il ne serait pas souhaitable de modifier les directives de l'ASCO pour empêcher tous les malades en phase terminale d'un cancer d'avoir de la chimiothérapie, et ce sans données irréfutables indiquant qui pourrait en bénéficier».

Mais, ont-ils ajouté, «si un cancérologue suspecte qu'un malade est condamné dans les six mois, on devrait alors éviter un tel traitement» pour favoriser des soins palliatifs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer