Cholestérol: «résultats positifs détaillés» de l'alirocumab

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Agence France-Presse

Le groupe pharmaceutique français Sanofi et son partenaire américain Regeneron ont annoncé dimanche «des résultats positifs» dans le traitement de l'hypercholestérolémie par leur anticorps alirocumab.

Dans un communiqué commun, les deux sociétés ont expliqué que les quatre études du programme de Phase III ODYSSEY, ont toutes «atteint leur critère d'efficacité principal».

«Dans ces quatre essais cliniques, l'alirocumab, associé à un traitement standard par statines, a permis à différents types de patients d'obtenir des réductions soutenues et significatives de leur taux de LDL-C («mauvais cholestérol») sur une période d'étude d'un an», a expliqué Jennifer Robinson, professeur au département d'épidémiologie et de médecine du collège de santé publique de l'université de l'Iowa (centre des États-Unis).

Concrètement, à 24 semaines, le taux de cholestérol des patients traités par alirocumab avait baissé de 61 % par rapport au taux de départ, contre une augmentation de 1 % dans le groupe placebo. À 52 semaines, la diminution était de 57 % pour le premier groupe contre une hausse de 4 % pour le second.

En outre 81 % des patients ont atteint leur taux de cholestérol «cible pré-spécifié» contre 9 % pour le groupe placebo.

Les études de phase III, qui portent sur des cohortes importantes de patients, sont les dernières avant la demande de commercialisation d'un nouveau médicament.

Ces résultats devaient être présentés dans la journée au Congrès 2014 de l'European Society of Cardiology, à Barcelone.

L'alirocumab est un anticorps monoclonal expérimental ciblant la protéine PCSK9.

Le programme ODYSSEY long terme, réalisé en double aveugle (les patients ne savent pas s'ils reçoivent le médicament ou un placebo) a porté sur 2341 patients «présentant une hypercholestérolémie et un risque vasculaire élevé ou très élevé».

Les patients-test ont reçu toutes les deux semaines 150 milligrammes d'alirocumab afin d'en tester la sécurité et l'efficacité à long terme.

Selon le Dr Robinson, «le profil de sécurité uniforme d'un essai à l'autre, y compris dans le cadre d'ODYSSEY long terme, le plus grand essai clinique de phase III consacré à un inhibiteur PCSK9, avec la plus longue période de suivi rapportée à ce jour, est également très encourageant».




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