Décès du prix Nobel de médecine François Jacob

François Jacob (à gauche) dans son laboratoire à... (Photo: AFP)

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François Jacob (à gauche) dans son laboratoire à l'Institut Pasteur en 1971.

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Agence France-Presse

Le biologiste et professeur français François Jacob, prix Nobel de médecine en 1965, est décédé vendredi à l'âge de 92 ans, a annoncé un proche dimanche à l'AFP.

Ses recherches en génétique bactérienne et les circuits de régulation lui ont valu d'innombrables récompenses scientifiques, dont le Nobel conjointement avec André Lwoff et Jacques Monod.

Professeur titulaire de la chaire de génétique cellulaire au Collège de France (1965-1991), ce Compagnon de la Libération, membre de l'Académie des sciences (1977) et de l'Académie française (1996), avait été de 2007 à 2011 chancelier de l'Ordre de la Libération.

Né le 17 juin 1920 à Nancy (est de la France), François Jacob était entré dès juillet 1940 dans les Forces française libres (FFL). Il avait participé aux campagnes du Fezzan (Libye), de Tripolitaine, de Tunisie et de France. Il est grièvement blessé huit jours après le débarquement en Normandie (nord-ouest de la France) des troupes alliées, le 1er août 1944, à Utah Beach. Il obtiendra quatre citations.

Après la guerre, il termine ses études de médecine, mais doit renoncer à la chirurgie en raison de ses blessures de guerre. Il se tourne alors vers la biologie.

En 1950, il entre au service de physiologie microbienne - dirigé par André Lwoff - de l'Institut Pasteur, où il fera toute sa carrière.

Ses travaux ont porté principalement sur les mécanismes génétiques existant chez les bactéries ainsi que sur les effets biochimiques des mutations. Il a aussi étudié les cellules de mammifères en culture ainsi que les premiers stades du développement embryonnaire chez la souris.

En 1992, il entre au Comité national d'éthique, au titre des personnalités appartenant à la recherche.

François Jacob, par ailleurs amateur de peinture, était l'auteur de nombreux articles scientifiques et de plusieurs ouvrages, notamment un essai qui eut un grand écho, «La Logique du vivant» (1970). Il a aussi écrit «Le jeu des possibles essai sur la diversité du vivant» ou «La souris, la mouche et l'homme».

Veuf de la pianiste Lysiane Bloch, qu'il avait épousée en 1947 et avec qui il a eu quatre enfants, François Jacob s'était remarié en 1999. Il était membre de nombreuses académies scientifiques étrangères et docteur honoris causa de plusieurs universités de par le monde.

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