La transmission du sida freinée par le traitement du partenaire infecté

Le traitement du partenaire infecté par le VIH dans un couple sérodifférent... (PHOTO ALEXANDER F. YUAN, ASSOCIATED PRESS)

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Agence France-Presse
Paris

Le traitement du partenaire infecté par le VIH dans un couple sérodifférent réduit le risque de transmission du virus au partenaire non infecté, mais nettement moins qu'annoncé l'an dernier, selon une vaste étude rendue publique samedi.

Pendant neuf ans (2003-2011), des chercheurs chinois ont étudié 38 000 couples sérodifférents soumis à des tests VIH tous les six mois, dont 24 000 ayant reçu des traitements antirétroviraux (ARV) dès le début de l'étude, tandis que les autres n'étaient pas traités.

Les tests ont montré que le taux de transmission du sida au partenaire non infecté étaient plus bas de 26% dans le premier groupe où le partenaire infecté recevait des traitements ARV, contre 96% de baisse mesurée dans une petite étude rendue publique l'an dernier.

«Ces résultats confirment les informations fournies par des études plus modestes et un essai clinique randomisé (répartition aléatoire) qui avaient montré que le traitement préventif était une stratégie efficace de prévention en santé publique à un échelon national dans un contexte de pays en développement», relève le Pr Shao Yiming, du centre de contrôle et de prévention des maladies de Pékin, le principal auteur de l'étude.

Conduit dans neuf pays sur 1763 couples, l'essai randomisé avait toutefois fait apparaître une réduction particulièrement élevée (96%) du risque d'infection chez le partenaire sain, correspondant à l'efficacité d'un préservatif.

Les résultats de cet essai avaient conduit l'OMS à recommander que le partenaire infecté dans un couple sérodifférent reçoive un traitement ARV quel que soit son taux de CD4 (alors que le traitement n'est en principe recommandé que pour les personnes infectées ayant un taux inférieur à 350).

Selon l'étude chinoise, l'effet protecteur des traitements ARV est limité à la première année, les taux de transmission du VIH devenant ensuite largement similaires dans les deux groupes.

L'étude mentionne aussi une moindre efficacité quand les partenaires infectés s'injectent des drogues.

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